2 min de lecture Syrie

Syrie : que vont devenir les jihadistes français détenus par les Kurdes ?

ÉCLAIRAGE - L'avenir de Thomas Barnouin, Emilie König et de dizaines d'autres Français jihadistes arrêtés en Syrie avec leurs enfants reste flou. Paris affirme qu'ils devraient être jugés dans ce pays, mais évoque aussi des rapatriements au "cas par cas".

Un soldat de la force arabo-kurde soutenue par les États-Unis près de Raqqa en novembre 2016
Un soldat de la force arabo-kurde soutenue par les États-Unis près de Raqqa en novembre 2016 Crédit : DELIL SOULEIMAN / AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Plus d'une quarantaine de Français, en majorité des femmes et enfants, seraient détenus par les forces kurdes contrôlant des territoires dans le nord de la Syrie, un pays morcelé et ravagé par une guerre complexe depuis 2011. Parmi eux, Thomas BarnouinÉmilie König et de dizaines d'autres Français jihadistes arrêtés en Syrie avec leurs enfants. Paris affirme qu'ils devraient être jugés dans ce pays, mais évoque aussi des rapatriements au "cas par cas". 

Ils ont été arrêtés après l'effondrement territoriale du groupe État islamique (EI) sous les coups de boutoir des forces kurdes soutenues par une coalition internationale regroupant entre autres Paris et Washington. Plusieurs femmes ont émis le souhait de rentrer en France, quitte à y être emprisonnées et jugées. Mais Paris, soucieux d'une opinion publique hostile à leur retour, maintient que les adultes peuvent être jugés en Syrie à condition de bénéficier d'un "procès équitable".  

Une plainte pour "séquestration illégale" contre l'État

Au grand dam de leurs avocats, qui jugent de tels procès illégaux. Ils soulignent que l'administration kurde n'est pas reconnue internationalement et que les droits des accusés ne seront pas garantis. Toutefois, Paris défend également une approche du "cas par cas", pour le rapatriement des femmes et enfants notamment, entretenant un certain flou.  

Dénonçant un "cafouillage", les avocats de plusieurs Françaises détenues, Mes Marie Dosé, William Bourdon et Martin Pradel, ont porté plainte en France pour "séquestration illégale". 

Encore 500 jihadistes français sur place, détenus ou en fuite

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Près de 2.000 Français ont rejoint l'EI en Irak et en Syrie à partir de 2012. Beaucoup d'hommes "ont été tués au combat", souligne Hicham al-Hachimi, historien irakien spécialiste de l'EI. "Mais d'autres Français étaient aussi comptables, enseignants ou dans la cellule de communication" de l'EI en Syrie, note une source proche du dossier. "Certains jouaient un rôle important pour le recrutement en Europe et le financement", précise-t-il. 

Selon Paris, il resterait environ 500 jihadistes français présumés en Irak et en Syrie, détenus ou en fuite. Parmi ceux retenus en Syrie, le plus connu reste Thomas Barnouin, 36 ans, vétéran du jihad depuis les années 2000.

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