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RAID : "On fait le travail que la police ne veut pas faire", raconte un ancien négociateur

INVITÉ RTL - L'ancien négociateur du Raid publie son premier roman "Négo" chez Calmann-Lévy, inspiré de la réalité.

Laurent Combalbert, Ancien négociateur du Raid, dans RTL Soir le 9 février 2021 Crédit : RTL
Thomas Sotto Animateur

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Il a longtemps été négociateur au Raid avant de travailler dans le privé. Laurent Combalbert publie son premier roman Négo, chez Calmann-Lévy, dans lequel il raconte l'histoire de Stanislas Monville, négociateur professionnel qui est contacté pour prendre en charge une négociation diplomatique ultra-secrète. "J'ai essayé d'inventer l'histoire qui serait la plus difficile à gérer", raconte l'auteur.

"C'est un roman, une histoire que j'ai inventée, tous les personnages existent mais ils ne se sont jamais rencontrés", rapporte l'ancien négociateur du Raid. D'ailleurs le nom du héros n'est pas sorti de nul part : "Monville c'est le nom que j'utilisais quand je gérais des kidnappings et des extorsions à l'étranger", ajoute-t-il.

Dans ce métier, la limite avec la légalité n'est jamais loin : "On a toujours une limite qu'on ne franchit pas. Il y a des pays où on n'a pas le droit de travailler. D'un autre côté, on fait le travail que la police ne veut pas faire ou ne peut pas faire".

100.000 kidnappings dans le monde chaque année

D'ailleurs les kidnappings ne sont pas rares dans le monde : "Il y a pas mal de kidnappings, il y en a environ 100.000 dans le monde chaque année. Très peu en France, la police est très efficace, plutôt dans les pays où la police n'est pas fiable, ou dans les pays en guerre."

Laurent Combalbert explique la création du lien qui importe dans le métier : "D'abord il y a une prise de contact, le négociateur va devoir évaluer la situation, minorer la demande, obtenir une preuve de vie. Dans ce métier, il faut créer un lien de confiance, sinon ça ne marche pas".

Les négociations d'otage sont souvent floues quand l'État français rentre en jeu : "Quand un Français est kidnappé, la diplomatie rentre en jeuxL'État ne paye pas, mais il y a des assurances qui couvrent ces risques. En revanche, l'État peut trouver des intermédiaires." Pour conclure, l'auteur a déclaré qu'il préparait d'ores-et-déjà un second tome.

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