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Policiers tués à Magnanville : un nouveau suspect interpellé grâce à son ADN

Cet homme radicalisé proche de l’assassin du couple de policiers à Magnanville a été placé en garde à vue ce lundi 11 décembre. Son ADN a été retrouvé sur l’ordinateur portable des victimes.

Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016
Des policiers délimitant un périmètre de sécurité à Magnanville, le 14 juin 2016
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
Paul Véronique & AFP

Nouveaux éléments dans l’affaire de Magnanville. Un proche du jihadiste Larossi Abballa, qui a tué en juin 2016 un policier et sa compagne à leur domicile de Magnanville dans les Yvelines, a été placé en garde à vue ce lundi 11 décembre. 

En cause : son ADN qui a été retrouvé sur l'ordinateur du couple. Cet "homme de 24 ans au profil radicalisé et dont l'empreinte génétique a été retrouvée "sur l'ordinateur de la famille" avait déjà été placé en garde à vue en avril 2017, selon une des sources proches de l'enquête, qui confirmait une information du Parisien.

L’homme a été interpellé ce lundi matin, aux Mureaux dans les Yvelines, et pourrait être présenté à un juge d’instruction dans les heures qui viennent. S’il n'est pas fiché S, il "faisait partie du cercle restreint de Larossi Abballa", selon une autre source. 

Aballa avait été tué sur place par la police. L'homme interpellé est le frère d'un autre proche d'Abballa, déjà mis en examen dans cette enquête et soupçonné d'avoir pu apporter un soutien logistique au tueur du policier Jean-Baptiste Salvaing et de sa compagne Jessica Schneider.

Précédente mise en examen dans l’affaire de Notre-Dame

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L'homme interpellé est déjà poursuivi dans l'enquête sur le commando de femmes soupçonné d'avoir préparé un attentat à la voiture piégée en septembre 2016 près de la cathédrale Notre-Dame, à Paris. 

Des événements qui s’étaient déroulés trois mois après les assassinats de Magnanville. Mis en examen pour "non-dénonciation d'un crime terroriste", il avait été libéré en janvier 2017 après plus de quatre mois de détention provisoire.

Des liens entre le double assassinat de Magnanville et cet attentat avorté à Paris ont été mis en lumière par les enquêteurs. Rachid Kassim, considéré comme l'un des propagandistes francophones les plus dangereux de Daech, était en contact avec Abballa et le commando de femmes via la messagerie cryptée Telegram

Il est suspecté d'avoir inspiré les deux attaques depuis la zone irako-syrienne où il s'était réfugié. Kassim a vraisemblablement été tué courant février dans un bombardement de la coalition contre l'EI près de Mossoul en Irak, selon des sources américaines et françaises.

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