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Policiers agressés au Nouvel An à Champigny : au moins 14 interpellations

Au moins douze hommes et deux femmes ont été interpellés mardi 10 avril dans six départements. Ils sont soupçonnés d'avoir joué un rôle dans l'agression des policiers à Champigny le 31 décembre 2017. Certains sont déjà connus des services de police.

Une manifestation de policiers après la nuit du Nouvel an à Champigny-sur-Marne
Une manifestation de policiers après la nuit du Nouvel an à Champigny-sur-Marne
Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Au moins 14 personnes ont été interpellées mardi 10 avril dans l'enquête sur l'agression de deux policiers le soir du Nouvel an à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), qui avait provoqué un tollé, a-t-on appris de sources concordantes. Au moins 12 hommes et deux femmes, soupçonnés d'avoir porté des coups ou d'avoir filmé la scène, ont fait l'objet d'une interpellation dans le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, les Yvelines, le Val-d'Oise, en Seine-et-Marne et dans l'Eure, ont précisé ces sources à l'AFP. 

Ils ont été placés en garde à vue pour violences en réunion sur personnes dépositaires de l'autorité publique, non assistance à personne en danger et enregistrement ou diffusion d'images de violences. Les perquisitions au domicile des suspects ont notamment permis de "retrouver les tenues vestimentaires portées par certains au moment des faits" et une grenade de désencerclement probablement dérobée lors de l'agression, a détaillé une source proche de l'enquête. Parmi les interpellés, certains étaient connus des services de police. 

Lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, une soirée clandestine dans un hangar d'une zone industrielle avait dégénéré à Champigny-sur-Marne, en proche banlieue parisienne. Parmi les renforts policiers, une gardienne de la paix et son capitaine s'étaient retrouvés chacun isolés et avaient été violemment agressés. Les images de la policière de 25 ans, à terre, encerclée et rouée de coups de pieds avaient fait le tour des réseaux sociaux. 

Frappée au visage, au ventre et aux jambes, elle s'était vu reconnaître sept jours d'interruption totale de travail (ITT). Le capitaine, 48 ans, avait lui eu le nez fracturé et 10 jours d'ITT. 

Une affaire qui avait relancé la grogne policière

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L'agression avait immédiatement suscité l'indignation générale. Le président Emmanuel Macron avait condamné un "lynchage lâche et criminel", en promettant que les coupables seraient "retrouvés et punis". 

Elle avait également relancé la grogne des policiers, de nouveau rassemblés dans plusieurs villes de France pour dénoncer la "haine anti-flics", un peu plus d'un an après l'attaque aux cocktails Molotov qui avait grièvement brûlé deux agents à Viry-Châtillon en octobre 2016
En colère, certains syndicats policiers réclamaient le retour des peines planchers ou la suppression des aménagements de peines pour les personnes coupables d'agressions envers les forces de l'ordre.  

Selon l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), 5.767 policiers ont été blessé en mission en 2016, un chiffre en augmentation notamment pour les victimes d'agressions par armes. 

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