2 min de lecture Élections municipales

Municipales : la permanence d'une tête de liste taguée à la bombe

VU DANS LA PRESSE - À Saint-Malo, la permanence de la candidate tête de liste de "Saint-Malo au cœur des possibles", Anne Le Gagne, a été taguée à la bombe, dimanche 16 février. Une nouvelle attaque contre LaREM, alors que la candidate se revendique "centriste et humaniste".

Rue Georges Clemenceau à Saint-Malo, les dégradations ont eu lieu au 76
Rue Georges Clemenceau à Saint-Malo, les dégradations ont eu lieu au 76 Crédit : Google Maps
Marie Gingault

Dimanche 16 février, la candidate Anne Le Gagne, tête de liste de "Saint-Malo au coeur des possibles" a découvert sa permanence, rue Georges Clemenceau, dégradée. Une inscription "Non à LREM" réalisée probablement "avec une bombe de peinture", rapporte Ouest-France.

Un slogan long de 2,50 m et large de 60 cm s'étalait sur toute la façade. Depuis son entrée en campagne, Anne Le Gagne a toujours parlé d'une liste "humaniste et centriste". N'ayant "jamais demandé le soutien ni l'investiture de La République en Marche", la candidate déplore "une double peine". 

Ainsi Anne Le Gagne a passé "une partie de l'après-midi au commissariat pour porter plainte", après avoir nettoyé la façade en compagnie de ses colistiers. Des dégradations qui se multiplient en France en cette période de campagne. Une fois encore l’événement a provoqué de vive réactions au sein des politiques de la ville.

Ce sont des actes antidémocratiques

Jean Coudray, maire-adjoint de Saint-Malo, candidat tête de liste de "Tous Malouins"
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Gilles Lurton et Jean Coudray, respectivement têtes de liste de "Saint-Malo notre lien" et "Tous Malouins" ont tous deux réagi dans la soirée de dimanche. Pour Jean Coudray il est "inadmissible de voir une permanence taguée, quelles que soient les opinions que l'on porte", selon l'actuel maire-adjoint "le débat politique ne peut se dérouler dans un climat d'invectives et de pressions. Ce sont des actes antidémocratiques" conclut-il.

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Même indignation du coté de Gilles Lurton, qui "désapprouve totalement les agissements de certains, qui ont cru bon de souiller les vitrines de permanences électorales. La démocratie doit pouvoir s’exprimer, et chacun doit pouvoir faire campagne dans un climat serein et apaisé".  

Contactée par nos confrères de Ouest-France, Christine Bourquard est "sidérée. Ce n'est pas comme cela que l'on fait de la politique" déplore la candidate de "Saint-Malo cité verte et solidaire". Stéphane Perrin, leader de "Saint-Malo c'est vous" condamne lui aussi ces actes de vandalisme. "Les attaques anonymes n’ont pas leur place en politique. Je considère que le débat politique doit se faire sereinement et à visage découvert. Les dégradations, comme les propos anonymes et insultants sur les réseaux sociaux, sont insupportables", a-t-il déclaré.

En effet, les actes de vandalismes contre les permanences ou les candidats eux-mêmes se sont multipliés à l'approche des élections municipales. Les candidats LaREM sont les plus visés par ces attaques.

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