2 min de lecture Terrorisme

Belgique : soupçonnées de préparer un attentat, 8 personnes arrêtées puis relâchées

Huit personnes ont été arrêtées dimanche 4 mars à Molenbeek, après une série de perquisitions ordonnée par un juge bruxellois chargé d'un dossier terroriste, et toutes ont été relâchées lundi.

La police belge bloque une rue de Molenbeek, lors de l'arrestation de suspects des attentats à Paris, le 14 novembre 2015.
Crédit Image : HENDRIK DEVRIENDT / BELGA / AFP

Molenbeek est une nouvelle fois associée au terrorisme. Dimanche 4 mars, au matin, huit personnes avaient été arrêtées dans le cadre d'un "dossier terroriste", à Molenbeek, commune populaire de Bruxelles, a indiqué lundi le parquet fédéral belge. Toutes ont finalement été relâchées lundi, a indiqué le parquet fédéral belge. "Les personnes ont toutes été relâchées après leur audition par la police. Elles n'ont pas été déférées devant le juge", a déclaré à Wenke Roggen, porte-parole du parquet fédéral. 

Sept perquisitions au total avaient été menées dimanche matin par la police judiciaire fédérale de Bruxelles, dont quatre à Molenbeek, commune populaire de l'agglomération bruxelloise réputée pour être une base arrière du jihadisme international. Les enquêteurs soupçonnaient la possible préparation d'un attentat, selon une source proche de l'enquête. 

"Ce dossier est totalement distinct des dossiers concernant les attentats de Paris du 13 novembre 2015 ou de Bruxelles/Zaventem du 22 mars 2016", avait précisé dans la matinée le parquet fédéral. 

Molenbeek, base arrière du jihadisme international

Molenbeek, limitrophe de Bruxelles, est la commune d'origine de plusieurs protagonistes des attentats de novembre 2015 à Paris (130 morts), dont Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos qui ont mené ces attaques. Ce jihadiste français d'origine marocaine y avait été arrêté non loin du domicile familial le 18 mars 2016. 

C'est dans ce même secteur de la commune, dans le centre-ville, qu'ont été réalisées les perquisitions ayant conduit aux huit arrestations, selon les médias belges. Aucune précision n'a été donnée par le parquet fédéral sur les indices et soupçons ayant motivé les enquêteurs. "Le juge d'instruction voulait faire certaines vérifications par rapport à des éléments dans son dossier. Les faits de terrorisme pour l'instant ne sont pas prouvés", a souligné Wenke Roggen, précisant qu'aucune inculpation n'a encore été prononcée dans ce dossier. 

La Belgique a été frappée par des attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI), qui ont fait 32 morts à Bruxelles le 22 mars 2016. Les enquêtes menées dans la capitale belge sur ces attaques et celles du 13 novembre 2015 à Paris ont montré qu'une seule cellule franco-belge en était à l'origine. Ces attentats ont été en grande partie préparés depuis la Belgique. Outre les quatre perquisitions à Molenbeek, trois autres ont eu lieu également dimanche en région flamande, deux à Malines et une à Grammont. Elles n'ont mené à aucune arrestation. 

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