1. Accueil
  2. Actu
  3. Justice et faits divers
  4. Meurtre d'Angélique : les maires doivent-ils avoir accès au fichier des délinquants sexuels ?
1 min de lecture

Meurtre d'Angélique : les maires doivent-ils avoir accès au fichier des délinquants sexuels ?

Le meurtrier présumé d'Angélique, disparue mercredi 25 avril, était déjà connu des services de police pour des faits de viol et agressions sexuelles.

Une jeune femme a été retrouvée ligotée dans un bois près de Toulouse, 24 heures après sa disparition. (archives)
Une jeune femme a été retrouvée ligotée dans un bois près de Toulouse, 24 heures après sa disparition. (archives)
Meurtre d'Angélique : les maires devraient-ils avoir accès au fichier des délinquants sexuels ?
04:33
Les maires devraient-ils avoir accès au fichier des délinquants sexuels ? L'avis de Philippe Laurent, maire de Sceaux et secrétaire général de l'Association des maires de France
04:31
La rédaction numérique de RTL & Olivier Boy

Alors qu'un riverain de 45 ans a avoué le meurtre d'Angélique, le maire de Wambrechies (Nord) aurait aimé savoir que cet homme vivait dans sa commune. Dans les faits, aucun édile, ni élu local, ne peut avoir accès au fichier des délinquants sexuels (FIJAISV). Cet outil judiciaire, où sont inscrites 78.000 personnes, est avant tout destiné à faciliter les enquêtes.

Les délinquants sexuels sont tenus de confirmer leur adresse, au moins une fois par an, et doivent signaler un déménagement dans les 15 jours. Les préfets et certaines administrations de l'État, comme l'Éducation Nationale, peuvent demander des vérifications.

Chauffeur de bus, le meurtrier d'Angélique n'était pas concerné par cette obligation puisqu'il ne conduisait pas des cars scolaires. Il n'avait pas récidivé depuis sa condamnation en 1994 pour "viol avec arme, attentats à la pudeur aggravés et vol avec violence".

"Malgré toute l'émotion, il faut être extrêmement réservé. Même si un maire connaît, dans sa commune, l'existence d'un habitant fiché comme ancien délinquant (...), que peut-il faire ? Doit-il organiser une surveillance 24h/24 ? Il n'en a ni les moyens financiers ni ceux juridiques. Ce n'est pas le rôle du maire", estime Philippe Laurent, maire de Sceaux (Hauts-de-Seine) et secrétaire général de l'Association des maires de France. 

À écouter aussi

L'élu local évoque aussi les risques de représailles encourus par les maires, surtout en cas de récidive. Philippe Laurent insiste toutefois sur l'importance d'agir au niveau national. "Le suivi post-incarcération doit probablement être resserré", souligne le maire de Sceaux.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/