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Lyon : la reconnaissance faciale utilisée lors d'un procès suscite le débat

C'est un sujet qui pourrait animer les tribunaux dans les mois et les années qui viennent. Peut-on condamner une personne sur la seule base de la reconnaissance faciale ?

Caméra de surveillance (illustration) Crédit : Tolga Akmen / AFP
Frédéric Perruche

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À Lyon, l'audience du mardi 17 septembre a tourné court. Un homme était jugé pour le vol d'un camion le 5 septembre dernier à Corbas. Il avait été interpellé sur la foi des images de vidéosurveillance.

Sa photo avait été rentrée dans un logiciel de reconnaissance faciale utilisée par la gendarmerie, les images sont d'ailleurs plutôt nettes. Son nom est sorti et c'est donc sur la base de cet élément et uniquement de cet élément qu’il s'est retrouvé devant le tribunal.

"Vous avez un robot accusateur" se moque l'avocat du suspect. "C'est-à-dire qu'ils ont tiré la photo issue de la vidéosurveillance sur l'ordinateur. Sur quels critères va décider que c'est Monsieur H et non Monsieur Y l'auteur des faits ?", réplique-t-il au micro de RTL.

Après avoir demandé au procureur de la République s'il disposait d'une expertise et sur quels critères fonctionne cette machine, "pour le moment je n'ai aucune réponse", déplore la défense.

De nombreuses autres questions restent en suspens pour l'avocat, notamment "quel est le risque d'erreur judiciaire ?" Faute de réponses, le procès vient d'être reporté à la fin octobre, en attendant d'assurer la fiabilité de ce système de reconnaissance faciale.

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