2 min de lecture Justice

Lyon : deux femmes devant le tribunal après une affaire d'exorcisme tournant au drame

Une jeune femme croyait sa mère possédée par un esprit malin. Cette dernière est morte étouffée, après une séance de "désenvoûtement" avec un sac plastique.

Un procès en Cour d'assises (photo d'illustration)
Un procès en Cour d'assises (photo d'illustration) Crédit : THIERRY ZOCCOLAN / AFP
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et AFP

Voilà huit ans que la mère de Saoussen, 34 ans est morte étouffée, lors d'une séance de "désenvoûtement". Alors qu'elle croyait sa mère possédée par un esprit malin, Rania, une amie lui avait proposé ses services d'exorcisme. Le procès de ses deux femmes s'ouvre pour trois jours aux assises du Rhône afin de comprendre ce que les deux accusées, aux vies en perdition, ont voulu alors exorciser.

Les deux femmes Saoussen Dridi, 34 ans, et Rania Rouabhi, 52 ans, font connaissance en juin 2007 dans un hôpital où, dépressives toutes deux, elles séjournent après des tentatives de suicide. A leur sortie, Rania s'installe chez Saoussen qui vit avec sa mère dans le neuvième arrondissement de Lyon.

Le 27 juin, cette dernière, âgée de 77 ans, est hospitalisée à son tour après que sa fille eut appelé les secours. Elle décédera d'un œdème cérébral consécutif à une asphyxie par suffocation. Aux enquêteurs, dans un récit confus, Saoussen Dridi explique qu'elle croyait sa mère possédée par un esprit malin. Rania Rouabhi lui aurait proposé de la désenvoûter après lui avoir fait part de ses "dons" en la matière. Ce qu'elle accepta. 

Le sac plastique jamais retrouvé

Selon sa version, la fille n'aurait pas assisté à la séance lors de laquelle sa mère serait morte étouffée, la tête prise dans un sac plastique afin que le "malin" sorte par ses yeux et ne puisse s'échapper. Elle serait restée dans la pièce voisine et n'aurait rien entendu. Mais Rania Rouabhi soutient le contraire et a maintenu, mardi 1er décembre à l'audience, que son amie d'alors avait bien pris part au rite censé désensorceler sa mère.

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Si la cause du décès est établie, en dépit d'une autopsie tardive en Tunisie où fut transporté le corps avant que les investigations ne démarrent en France, ses circonstances demeurent floues. Le sac plastique n'a pas été retrouvé. La cour tente de reconstituer le parcours de ces deux femmes aux vies chaotiques et douloureuses. Rania Rouabhi a assuré aux assises que la religion compte toujours mais les histoires d'exorcisme, "étaient terminé", avant d'ajouter "c'était pas mon but d'enlever une vie."

Les deux femmes qui se rejettent la responsabilité du drame, encourent 20 ans de réclusion.

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