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Le procès de l'assassin présumé d'Agnès Marin s'ouvre en Haute-Loire

Le corps d'Agnès Marin, une collégienne de 13 ans, avait été retrouvé calciné près du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire, en novembre 2011. Le procès de son assassin et violeur présumés s'ouvre ce mardi.

Agnès Marin, 13 ans, a été retrouvée brûlée en novembre 2011
Agnès Marin, 13 ans, a été retrouvée brûlée en novembre 2011 Crédit : DR
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Le procès de l'assassin et violeur présumés d'Agnès Marin s'ouvre ce mardi 18 juin devant les assises des mineurs de Haute-Loire. La collégienne de 13 ans avait été retrouvée morte calcinée en novembre 2011 au Chambon-sur-Lignon. Le jeune homme doit aussi être jugé pour le viol d'une mineure dans le Gard, un an plus tôt.

Le procès a été qualifié de "sensible" par la Chancellerie, non seulement par la "nature des faits" particulièrement barbares et leur "réitération", mais aussi en raison de l'énorme retentissement de ce drame. Une vive polémique sur l'évaluation de la dangerosité et le suivi judiciaire des délinquants sexuels avait éclaté. Le gouvernement Fillon avait dénoncé à l'époque des "dysfonctionnements" dans le suivi de Matthieu.

Huis-clos possible


Ce procès de neuf jours, où nombre de médias sont accrédités, pourrait toutefois se tenir à huis-clos, malgré le souhait contraire de la famille d'Agnès, car l'accusé, aujourd'hui âgé de 19 ans, était mineur au moment des faits. La cour décidera dans la matinée si les débats seront publics, ou bien à huis-clos total. Mais elle peut également décider d'un huis-clos partiel, concernant notamment le premier viol.

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La justice a tué ma petite-fille

Armel Marin, le grand-père d'Agnès
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"La justice a tué ma petite-fille, nous voulons que le public sache", ne cesse de proclamer Armel Marin, le grand-père d'Agnès, dénonçant "trois fautes lourdes", à l'origine selon lui du drame : quand, après le premier viol, l'expert psychiatre avait jugé que "cet effroyable bonhomme" n'était "pas dangereux", lorsque la juge des libertés l'avait libéré, et lorsque le Collège Cévenol l'avait admis à sa sortie de détention provisoire pour ce viol sur mineure.

Elève en troisième au Collège Cévenol, un établissement privé où tous deux étaient internes, la jeune Parisienne avait disparu le 16 novembre 2011, après une après-midi libre. Matthieu avait lui-même participé aux recherches dans la forêt.

Un jeune jugé "très froid"


Très vite les soupçons s'étaient portés sur ce garçon, griffé au visage. Placé en garde à vue le 17 novembre, ce "mineur très froid et sans émotion", selon le parquet, dirigeait le lendemain soir les enquêteurs vers un ravin d'une forêt des environs, où gisait le corps carbonisé d'Agnès. Il reconnaissait alors l'avoir attirée dans la forêt sous prétexte de chercher des champignons hallucinogènes.

Outre les violences sexuelles, l'autopsie révélait qu'elle avait reçu dix-sept coups de couteau. Son ADN était notamment retrouvé dans une tache de sang sur le jean porté par Matthieu ce jour-là.

Elève de première, Matthieu avait intégré un an plus tôt cet internat protestant dans le cadre d'un contrôle judiciaire strict après quatre mois de détention provisoire pour le viol sous la menace d'une arme d'une amie de 16 ans, dans le Gard, en août 2010.

Suivi par la justice


Remis en liberté par la juge des libertés "sur réquisitions conformes" du parquet, il était suivi par la Protection Judiciaire de la Jeunesse du Gard (PJJ). Son père avait alors convaincu le directeur du Collège Cévenol, Philippe Bauwens, d'accepter Matthieu, astreint à un "suivi psychiatrique ou psychologique" pour "prévenir tout risque de récidive".

"On savait qu'il avait eu des ennuis avec la justice mais on n'en connaissait pas la nature. Et nous n'avions aucun contact avec les services de justice", dira plus tard Philippe Bauwens, insistant sur la vocation du collège à "donner une seconde chance" aux jeunes que la justice juge "réinsérables".

Dans un entretien au quotidien La Montagne, le pédopsychiatre Claude Aiguesvives, qui avait conclu à "l'absence de dangerosité" de Matthieu, s'est dit "catastrophé" par cette récidive. "Matthieu avait une addiction énorme aux stupéfiants et aux jeux vidéos et une vulnérabilité psychologique antérieure qui a été sous-évaluée", estime celui qui témoignera au procès.

Pour Me Francis Szpiner, l'avocat de la famille Marin, il y a eu un "dysfonctionnement de l'institution judiciaire" et le sentiment de cette famille est que si la justice n'avait pas libéré une première fois l'accusé, il serait en prison et leur fille vivante.

Le verdict est attendu le 28 juin.

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Le procès de l'assassin présumé d'Agnès Marin s'ouvre en Haute-Loire
Le procès de l'assassin présumé d'Agnès Marin s'ouvre en Haute-Loire
Le corps d'Agnès Marin, une collégienne de 13 ans, avait été retrouvé calciné près du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire, en novembre 2011. Le procès de son assassin et violeur présumés s'ouvre ce mardi.
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2013-06-18 07:48:00
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