1 min de lecture Christiane Taubira

La réforme pénale s'appellera "loi de lutte contre la récidive"

La réforme pénale sera baptisée "projet de loi de lutte contre la récidive". Selon Christiane Taubira, la réforme démontre que "ce gouvernement choisit de faire confiance aux juges".

Christiane Taubira
Christiane Taubira Crédit : AFP
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

En finir avec le laxisme, c'est le message qu'entend faire passer la réforme pénale. Un message contenu dans son nom puisque Christiane Taubira a indiqué qu'elle serait baptisée : "projet de loi de lutte contre la récidive".

Interrogée par France Info pour savoir si elle se sentait "confortée" par les arbitrages rendus ce vendredi 30 août, la garde des Sceaux assure que "ce n'est pas une question". "Nous savons ce qui provoque la récidive (...), le souci c'est vraiment la sécurité des Français", poursuit-elle.

"La sécurité n'est pas un gros mot, au contraire, nous avons une obligation de sécurité", a lancé Christiane Taubira. "Nous ne supprimons pas de peines" et "l'arsenal répressif reste le même", a souligné la ministre à propos de la création d'une nouvelle peine de "contrainte pénale" sans prison. Elle a ainsi relevé que les magistrats pouvaient toujours prononcer "même des courtes peines" de prison.

Un "retour progressif à la liberté" nécessaire

Cette nouvelle peine pourra concerner "tous les délits" passibles de cinq ans de prison maximum, précise-t-elle. "Ce sont les mêmes délits, simplement le juge dispose en plus de la contrainte pénale", mais sans obligation d'appliquer cette "peine renforcée avec des interdictions, des obligations, qui prend effet tout de suite".

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Par ailleurs, la ministre a évoqué la "libération sous contrainte" annoncée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Elle a ainsi estimé qu'il fallait "un retour progressif à la liberté" car il y a souvent "à la sortie (de prison) des risques objectifs de récidive", car les libérés n'ont plus de logement ou d'emploi.

Ce processus se fera "quelques mois avant la date de sortie, mais avec un certain nombre d'interdits qui sont posés", a poursuivi la ministre, pour qui il faut "une peine individualisée et un suivi individualisé".

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