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L'ex-magnat russe Khodorkovski restera en prison

L'ex-magnat russe du pétrole Mikhaïl Khodorkovski, qui achève de purger une peine de huit ans de prison, a été déclaré lundi coupable de blanchiment d'argent et du vol de centaines de millions de tonnes de pétrole, au terme de son second procès. L'accusation a requis six ans de prison. Les avocats de l'ancien homme le plus riche de Russie ont l'intention de faire appel du verdict de culpabilité prononcé sans surprise à l'encontre de leur client et son ancien associé Platon Lebedev. L'Union Européenne a fait savoir qu'elle allait continuer "de suivre de très près" la suite judiciaire de ce procès et a demandé à Moscou de respecter le droit international.

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La rédaction de RTL et Madeleine Leroyer

Réactions

Catherine Ashton, haute représentante pour les affaires étrangères de l'Union européenne, a déclaré que l'UE suivrait le verdict avec attention et attendait de la Russie qu'elle respecte ses engagements internationaux dans le domaine des droits de l'homme et de l'état de droit.

De son côté, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a estimé que le procès soulevait de sérieuses questions sur l'existence "de poursuites sélectives" et l'influence des considérations politiques sur l'état de droit en Russie.
"Cette affaire, et d'autres du même type, ont un impact négatif sur la réputation qu'a la Russie de respecter ses obligations internationales en matière de droits de l'homme et d'améliorer son climat d'investissement", a-t-elle déclaré.

Manifestations devant le tribunal


Des centaines de personnes étaient rassemblées devant le tribunal lors de la lecture du jugement pour demander la libération de l'ancien magnat.  Leurs cris - "Liberté" ou "Honte!" - pouvaient être entendus de la salle d'audience. Vingt d'entre elles auraient été interpellées.

Une affaire d'Etat

L'affaire Khodrokovski est  largement considérée comme orchestrée par le pouvoir russe pour faire taire un  homme d'affaires trop influent qui critiquait ouvertement l'actuel Premier ministre Vladimir Poutine.
L'ancien patron de Ioukos avait été condamné en 2005 à huit ans de prison sous la présidence Poutine pour fraudes et évasion fiscale.

Lors de sa séance annuelle de questions-réponses avec les Russes à la télévision, Vladimir Poutine avait longuement évoqué mi-décembre le cas de l'ancien patron de Ioukos, disant que "la place d'un voleur est en prison".

Reste désormais à savoir si l'actuel Président Dmitri Medvedev sera aussi sévère que son prédécesseur.



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