1 min de lecture Faits divers

L'Etat mis en cause dans le suicide d'un détenu malade

Les avocats de Mohamed Allag, un détenu malade de 62 ans qui s'est suicidé le 28 juillet alors qu'il était incarcéré à la prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, comptent déposer deux recours pour mettre en cause la responsabilité de l'État. L'un sera déposé au tribunal administratif de Montreuil pour "défaillance de l'administration pénitentiaire", et l'autre au tribunal de grande instance de Paris pour "fonctionnement défectueux du service public de la justice".

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La rédaction de RTL et Christophe Ponzio

Mohamed Allag, un  maquettiste retraité, père de trois enfants, était incarcéré depuis janvier après avoir été condamné pour conduite de véhicule malgré l'annulation de son permis. Celui-ci lui avait été retiré en 2006 après plusieurs interpellations pour non-port de la ceinture de sécurité.
"Il souffrait d'insuffisance respiratoire et d'une arythmie cardiaque. Il a toujours été verbalisé parce qu'il ne portait pas la ceinture de sécurité mais il n'a commis aucune autre infraction routière", explique son conseil.
Pour Me Gueguen-Carroll, le retraité "n'avait pas sa place en prison. Tout ce qu'il cherchait à faire, c'était préserver sa santé. Il n'était pas un danger public", assure-t-il.
"Il aurait dû obtenir un certificat le dispensant du port de la ceinture, mais personne ne l'a informé", déplore l'avocat.
Après s'être fait arrêter "une dizaine de fois en dix ans", selon son avocat, M. Allag est interpellé le 24 janvier 2010.
"Il a été placé 22 heures en garde-à-vue alors que le médecin qui l'a examiné avait dit que son état était incompatible avec la garde-à-vue", s'insurge Me Gueguen-Carroll.
Incarcéré à la maison d'arrêt de Fresnes, M. Allag s'est suicidé un jour avant que ne se réunisse une commission chargée de statuer sur sa libération anticipée pour raisons médicales.
La fille de Mohamed Allag, Jessica, 27 ans, se dit "partagée entre tristesse et haine contre le système judiciaire et l'administration judiciaire".

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