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L'annexe du tribunal de Bobigny a ouvert ses portes à l'aéroport de Roissy

Après plusieurs années de polémique, une annexe du tribunal de Bobigny a ouvert au pied des pistes de l'aéroport de Roissy pour statuer sur le sort des étrangers non admis sur le territoire français.

L'annexe du tribunal de Bobigny, située aux abords de l'aéroport de Roissy, vise à juger les personnes non admises sur le territoire français
L'annexe du tribunal de Bobigny, située aux abords de l'aéroport de Roissy, vise à juger les personnes non admises sur le territoire français
L'annexe du tribunal de Bobigny a ouvert ses portes à l'aéroport de Roissy
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Sina Mir

La justice peut désormais juger les étrangers en situation irrégulière au bord des pistes de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. L'annexe du tribunal de Bobigny a été inaugurée jeudi 26 octobre, au cœur de la zone de fret du deuxième aéroport d'Europe et à quelques mètres du tarmac. Objectif : limiter les allers-retours quotidiens. C'est dans ces deux salles d'audience que sera désormais tranché le sort des étrangers arrivant d'un vol international et non-autorisés à entrer sur le territoire. 

Depuis 2013, le projet était fortement contestéLe Défenseur des droits, Jacques Toubon, avait d'ailleurs demandé son report, sans succès. La salle a finalement ouvert ses portes dans une ambiance chaotique jeudi 26 octobre. Une polémique résumée en une seule phrase par le juge, face à un ressortissant malien bloqué depuis plusieurs jours à Roissy : "Ce n'est pas le ministère de la Justice qui gère la zone d'attente dans laquelle vous êtes maintenus". 

Pour Marion Dodier, avocate au barreau de Seine-Saint-Denis depuis 18 ans, la situation est ubuesque. "Vous avez un bâtiment qui a été construit par le ministère de l'Intérieur, avec l'argent du ministère de l'Intérieur et la volonté politique du ministère de l'Intérieur. Or, c'est le ministère de l'Intérieur qui demande le maintien en zone d'attente des étrangers. C'est-à-dire : on va plaider contre le ministère de l'Intérieur chez le ministère de l'Intérieur", s'offusque-t-elle. 

En conséquence, l'avocat de permanence n'a pas plaidé jeudi matin en signe de protestation. Neuf étrangers, sur les treize ayant comparu, sont donc arrivés seuls face au juge.

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