1 min de lecture Charente-Maritime

Jumeaux fauchés à Oléron : la plainte contre les gendarmes jugée "recevable"

La justice a déclaré "recevable" une plainte pour homicide involontaire déposée contre des gendarmes accusés d'avoir laissé partir un homme ivre qui avait causé un accident de la route dans lequel deux jumeaux sont décédés en 2011 sur l'île d'Oléron (Charente-Maritime).

Le symbole de la Justice (photo d'illustration).
Le symbole de la Justice (photo d'illustration). Crédit : AFP / JACQUES DEMARTHON
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Dans un arrêt rendu début novembre, la Chambre de l'instruction de la cour d'appel de Poitiers a déclaré "recevables" l'appel et les constitutions de partie civile de la famille des jumeaux. Quentin et Nathan, 15 ans, étaient morts sur une route de Dolus d'Oléron dans la nuit du 14 au 15 août 2011, leur scooter ayant été renversé par un camion qui tentait d'éviter les victimes d'un premier accident, provoqué par un autre scootériste zigzaguant.

Les gendarmes avaient contrôlé, quelques heures avant le drame, ce scootériste de 37 ans, à pied et en état d'ivresse, mais ne l'avaient pas placé en cellule de dégrisement, ce que leur reproche le père des victimes Jean-Marc Delaurent. La plainte pour homicide involontaire contre les militaires a été déposée en mars 2013 au parquet de La Rochelle mais le procureur Isabelle Pagenelle n'avait pas donné suite. Elle avait été suivie, en avril, par le doyen des juges d'instruction.

2,35 g d'alcool par litre de sang

La procureur avait estimé que le lien de causalité entre le contrôle des gendarmes et l'accident plus tard "n'est pas établi", car "rien ne permettait de penser" que l'homme contrôlé prendrait quelques heures plus tard un scooter et provoquerait un accident.

Seuls le scootériste, qui avait 2,35 g d'alcool par litre de sang au moment des faits, et le conducteur du camion avaient été mis en examen, notamment pour homicide involontaire. Après la recevabilité décidé par la Cour d'appel, il appartient désormais au juge d'instruction en charge du dossier de décider d'une mise en examen, ou non, des gendarmes.

À lire aussi
Des bourriches d'huîtres à Pirou le 12 décembre 2017 faits divers
Charente-Maritime : trois hommes interpellés après le vol de six tonnes d’huîtres

"C'est un soulagement d'être enfin entendu", a déclaré Jean-Marc Delaurent. "J'attends que les gendarmes soient jugés pour leur part de responsabilité et que si ça se reproduisait, on ne laisse pas quelqu'un dans cet état dans la nature", a-t-il ajouté. Contactée la gendarmerie a indiqué ne pas avoir de commentaires, alors que "l'enquête est en cours".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Charente-Maritime Poitiers Faits divers
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants