1 min de lecture Violence

Jeune lynché dans le 93 : les dix gardes à vue prolongées

Les gardes à vue des dix personnes, en majorité mineures, interpellées lundi à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) après le passage à tabac samedi d'un jeune homme à Noisy-le-Sec, ont été prolongées mardi, a-t-on appris auprès de la préfecture. Lundi soir, la victime, originaire de Sartrouville (Yvelines), était "toujours dans le coma", à l'hôpital Beaujon de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine), avait indiqué la préfecture. Un nouveau point sur son état de santé était attendu mardi matin. La plupart des jeunes appréhendés - sept mineurs et un huitième tout juste majeur - ont été reconnus sur des vidéos par des policiers de Rosny. Deux autres jeunes, dont un mineur de 14 ans, ont été interpellés plus tard. Le jeune homme avait été passé à tabac par une dizaine de personnes samedi soir à la gare RER de Noisy-le-Sec. Selon les premiers éléments de l'enquête, ses agresseurs n'auraient pas supporté qu'il entretienne une relation amoureuse avec une jeune fille de leur quartier.

micro générique
La rédaction de RTL et Pierrick Lieben

Carte de localisation de Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis
Les interpellations ont eu lieu lundi à partir de 6 heures dans la cité du Bois-Perrier à Rosny-sous-Bois. L'un des suspects est âgé de 20 ans ; les autres ont entre 14 et 16 ans. Un neuvième individu, absent de son domicile, n'a pu être interpellé. Les personnes arrêtées ont été reconnues par des policiers locaux lors de l'analyse des images de vidéo-surveillance de la gare RER de Noisy-le-Sec, où l'agression a eu lieu. L'opération a été menée par des policiers de la Sûreté départementale de Seine-Saint-Denis.

Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant avait réuni dimanche le préfet de police de Paris Michel Gaudin et le directeur général de la police nationale Frédéric Péchenard, exigeant que "tous les moyens soient mis en oeuvre", dont "l'exploitation rapide des images de vidéo protection" de la gare, afin d'arrêter les auteurs de cette "agression sauvage".

L'état de santé du jeune originaire de Sartrouville (Yvelines) n'avait rien de rassurant dimanche, avec un "pronostic vital engagé" selon l'Assistance publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP). 

Pour des sociologues, ce nouveau fait divers, après des rixes entre des bandes d'Asnières et de Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine, s'apparente à un nouvel épisode de rivalités entre jeunes de cités de la banlieue parisienne. "Il y a une identité territoire très forte (...) en Ile-de-France car dans cette région, il n'y a pas d'identité régionale comme on peut en trouver à Marseille. Il y a donc une identité de quartier qui est surévaluée", dit le sociologue Marwan Mohammed. "Il y a toujours une rivalité entre cités, quelles que soient les cités", a expliqué une source policière. Mais avant il y avait des motifs bien précis, maintenant c'est pour n'importe quoi".

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