2 min de lecture Faits divers

Jeune fille au pair tuée à Londres : ouverture du procès des meurtriers présumés

Six mois après la découverte du corps calciné de Sophie Lionnet, le procès de ses anciens employeurs et meurtriers présumés s'ouvre dans la capitale britannique.

Des policiers devant la maison où le corps de Sophie Lionnet a été retrouvé, le 22 septembre à Londres
Des policiers devant la maison où le corps de Sophie Lionnet a été retrouvé, le 22 septembre à Londres Crédit : Daniel LEAL-OLIVAS / AFP
Benjamin Pierret
Benjamin Pierret
et AFP

Son corps calciné avait été retrouvé le 20 septembre 2017, à Londres, dans le jardin de ses employeurs. Le procès des meurtriers présumés de la jeune fille au pair française Sophie Lionnet s'ouvre ce lundi 18 mars devant la cour criminelle de l'Old Bailey dans la capitale anglaise. Ouissem Medouni, 40 ans, et Sabrina Kouider, 35 ans, nient avoir tué la jeune fille, âgée de 21 ans au moment des faits, et originaire de Troyes (nord-est de la France). Ouissem Medouni a plaidé coupable d'entrave à la justice pour avoir tenté de se "débarrasser" du corps "en le brûlant", selon les termes retenus pour ce chef d'inculpation.

Les deux Français ont été placés en détention depuis que la police britannique a découvert le cadavre de la jeune fille. Les autorités avait été alertées par des voisins, intrigués par une épaisse fumée en provenance de l'habitation du couple, située dans le quartier de Southfields, dans le sud-ouest londonien.

Le procès doit permettre de déterminer quand et comment Sophie Lionnet a été tuée. Son corps n'a toujours pas été rapatrié en France, des contre-expertises pouvant être ordonnées pendant les quatre semaines que doivent durer les débats. Ses parents pourront y assister grâce à une aide financière spéciale débloquée par l'État français pour prendre en charge leur transport et leur hébergement sur place, a déclaré à l'AFP leur avocat, Frank Berton. "C'est assez rare pour être souligné", a-t-il ajouté. 

Elle voulait "rentrer en France"

La mort de Sophie Lionnet avait provoqué une vive émotion parmi les jeunes au pair travaillant au Royaume-Uni, et plus largement au sein d'une partie de la communauté française. Le 8 octobre, une marche silencieuse en hommage à Sophie Lionnet avait rassemblé une trentaine de personnesmembres de sa famille et amis, dans le quartier où elle vivait, à Londres. Sa cousine, Mélanie Lionnet, avait alors déclaré à l'AFP que la jeune fille était "fatiguée", et qu'elle voulait "rentrer en France" : "Elle nous disait que ses employeurs ne l'avaient pas encore rémunérée, qu'une fois qu'ils l'auraient rémunérée, elle rentrerait. (...) À chaque fois ils rajoutaient du temps, des excuses". 

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