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Finistère : un père jugé pour avoir violenté ses jumeaux, dont l'un est mort

Le père de 24 ans a reconnu avoir secoué le petit Lucas, deux mois. Mais l'accusé a toujours nié les violences sur son frère Raphaël.

Coronavirus : une pédiatre témoigne après avoir reçu des menaces.
Coronavirus : une pédiatre témoigne après avoir reçu des menaces. Crédit : DIDIER PALLAGES / AFP
Thomas Pierre
Thomas Pierre et AFP

L'un des deux nourrissons est mort. Un homme de 24 ans comparaît depuis ce mardi 26 février devant la cour d'assises du Finistère pour des violences commises en 2016 sur ses jumeaux de deux mois. L'accusé a reconnu avoir une certaine responsabilité dans la mort du petit Lucas, admettant l'avoir secoué

En revanche, le père a toujours nié les violences sur son frère Raphaël. Le jeune homme, dont l'enfance et l'adolescence ont été décrites par ses parents comme sans problèmes, est accusé de "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" sur le premier jumeau et de "violences suivie d'une incapacité supérieure à huit jours" sur le second.

"L'enjeu de ce procès c'est tout d'abord d'obtenir la culpabilité de l'accusé et que celui-ci soit châtié le plus profondément possible par rapport à ce qu'il a fait, c'est à dire qu'il a quand même tué son enfant de manière involontaire certes mais il l'a quand même tué, et il en a blessé un autre", a indiqué Me Bertrand Labat, avocat de l'ancienne compagne de l'accusé et mère des jumeaux, qui est partie civile.

Mis en examen pour des violences sur sa fille

L'accusé comparaît détenu mais pour une autre affaire. Il a en effet été mis en examen en octobre 2018 pour des violences, qu'il nie, sur sa fille née un mois plus tôt d'une nouvelle union. La mère de la petite fille a également été mise en examen dans cette affaire.

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Les débats ont notamment porté dans la matinée sur la responsabilité du jeune homme, grand consommateur de cannabis depuis ses 19 ans et qui a indiqué qu'il pouvait à l'époque des faits fumer "entre dix et vingt joints par jours".


Le Dr Xavier Laqueille, expert psychiatre, chef du service addictologie de l'hôpital Sainte-Anne, entendu par la cour via visioconférence, a indiqué que le fait de consommer du cannabis ne pouvait pas être considéré comme une cause d'altération du discernement, reconnaissant cependant qu'une prise régulière pouvait avoir des conséquences sur le comportement avec notamment des troubles du sommeil et une irritabilité accrue.

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La cour devrait rendre sa décision mercredi 28 février.

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