1 min de lecture Enseignement

Élève accidentellement pendu : la relaxe de l'institutrice fait débat

RÉACTIONS - L'institutrice accusée d'être responsable de la mort d'un élève a été relaxée mardi. Une victoire de la justice sur l'émotion pour son avocat. La famille de la victime, elle, veut continuer son combat.

Agnès Lelong, la professeur de Khoren, décédé pendu à une patère du couloir de son école, en mai 2011, après avoir été puni.
Agnès Lelong, la professeur de Khoren, décédé pendu à une patère du couloir de son école, en mai 2011, après avoir été puni. Crédit : AFP / BERTRAND LANGLOIS
Jean-Louis Pacull et La rédaction numérique de RTL

Agnès Lelong, l'institutrice d'Arles (Bouchs-du-Rhône), a été relaxée mardi dans l'affaire du jeune Khoren, l'élève retrouvé pendu à un porte-manteau du couloir de son école. Le tribunal correctionnel de Tarascon a estimé qu'il n'existait pas de texte suffisamment précis pour encadrer la notion de "surveillance des enfants".

La justice française doit statuer en droit

Maître Matthieu Darmon, avocat d'Agnès Lelong
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Pour maître Matthieu Darmon, chargé de sa défense, la justice l'a emporté sur l'émotion. "La justice française doit statuer en droit, elle ne peut le faire en se focalisant sur le caractère dramatique d'un événement", explique-t-il à RTL. "La règlementation n'est pas assez précise pour pouvoir justifier, dans ce contexte très particulier, la condamnation pénale d'un enseignant", précise l'avocat.

La famille continue son combat

Laure Grimaldi, la mère du jeune Khoren, ne voit pas le décision de justice du même œil. Pour elle, la relaxe de l'institutrice est le point de départ d'un nouveau combat. "Il n'a pas été possible de sanctionner mais il a été relevé que la faute est énorme", relève-t-elle.

Il faut absolument que ces textes soient redéfinis

Laure Grimaldi, la mère de Khoren
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"Il faut absolument que ces textes soient redéfinis, demande Laure Grimaldi. Il faut que les parents soient au courant, que lorsqu'ils mettent leurs enfants à l'école, ils ne sont pas obligés de les surveiller". La mère de Khoren a donc décidé de s'adresser au ministre de l'Éducation nationale, Vincent Peillon.

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Institutrice relaxée, le vide juridique fait débat Crédit Média : Jean-Louis Pacull | Durée : | Date :
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