1 min de lecture Poitiers

De la prison ferme contre trois des casseurs de Poitiers

Des peines de prison ferme de un à quatre mois ont été prononcées dans la nuit de lundi à mardi par le tribunal correctionnel de Poitiers, à l'encontre de trois des huit personnes jugées dans le cadre des violences urbaines survenues samedi dans le centre-ville de Poitiers. Les cinq autres accusés écopent de peines avec sursis allant de deux à six mois. En déplacement dans la préfecture de la Vienne, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a assuré qu'il n'hésiterait pas à demander dans certains cas la "dissolution de certains groupuscules".

Christian Panvert Journaliste RTL

Les huit personnes étaient jugées en comparution immédiate pour "dégradations volontaires, dégradations de biens publics, coups et blessures sur agents de la force publique dans l'exercice de leurs fonctions". Une mineure comparaîtra prochainement devant le tribunal pour enfants de Limoges.

L'homme de 51 ans, sans emploi, a été condamné à huit mois de prison, dont quatre fermes et les deux étudiants de 18 ans, à six mois dont un ferme, avec mandat de dépôt. Tous trois ont été emmenés à la maison d'arrêt de Vivonne. Les cinq autres prévenus ont été condamnés à des peines avec sursis allant de deux à six mois. Le procureur de la République, Pierre Sennes, avait requis pour les trois premiers hommes, 18 mois dont 10 fermes. Une trentaine de jeunes, regroupés dans la salle d'audience et une quarantaine à l'extérieur ont accueilli ces décisions par des cris, des sifflements et des pleurs.

Simone Brunet, l'avocate des deux étudiants, dénonce "une parodie de justice". Selon elle, "on a arrêté des gamins qui avaient organisé une vraie manifestation de réflexion sur l'incarcération en France. Il s'est passé autre chose à l'intérieur de la manifestation et cet autre chose, la police ne peut pas l'élucider comme ça. On a jugé des voleurs de pommes mais les vrais responsables courent toujours".

Une information judiciaire pour "organisation d'un attroupement armé" a été ouverte lundi. Pierre Sennes a expliqué avoir pris cette décision pour permettre aux enquêteurs de "rechercher les personnes à l'origine de cette manifestation".


Le centre-ville de Poitiers filmé par un amateur pendant la manifestation :





Ecouter aussi :
- Brice Hortefeux à Poitiers après les violents heurts de samedi (vidéo)
-Scènes de vandalisme en plein centre de Poitiers (vidéo)




Lire la suite
Poitiers Violence Vidéo
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants