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Contre la récidive, François Fillon n'écarte pas un recours à la castration chimique

Le gouvernement prépare des mesures qui permettront "d'être plus efficace" pour prévenir la récidive, a affirmé vendredi le Premier ministre François Fillon, précisant qu'il ne s'interdisait "aucune réflexion" après le meurtre d'une joggeuse avoué par un récidiviste dans l'Essonne. Le débat se concentre sur la castration chimique. A l'instar de la socialiste Ségolène Royal ou de la secrétaire d'Etat chargée de la famille Nadine Morano, des voix s'élèvent pour demander l'ouverture d'une réflexion sur la question.

L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura et Christian Panvert


Dénonçant un "crime absolument odieux qui aurait pu", selon lui, "être évité" par "un meilleur accompagnement" du suspect, le chef du gouvernement a expliqué à Villeneuve-la-Garenne que l'ensemble du gouvernement était "en train de préparer (...) des décisions qui seront le cas échéant proposées au vote du Parlement".

Ces mesures "permettront d'aller plus loin et d'être plus efficace pour prévenir que de telles situations ne se reproduisent. Nous ne nous interdisons aucune réflexion, sur aucun sujet", a-t-il ajouté. "La castration chimique existe déjà aujourd'hui. Elle repose sur un accord de la personne concernée. Il faut regarder comment, dans le cadre des mesures d'accompagnement de la sortie de prison, on peut, le cas échéant, rendre ce dispositif plus contraignant", a François Fillon.

En référence à la rétention de sûreté, il a rappelé que son gouvernement "avait déjà agi dans ce sens, avec le vote d'un certain nombre de dispositions législatives qui permettent désormais de mieux suivre les personnes à la sortie de prison".

Jeudi, Nicolas Sarkozy a dit souhaiter "une véritable réforme de la psychiatrie criminelle", précisant que le prochain projet de loi sur la "récidive criminelle" sera "examiné en priorité par le Parlement avant la fin du mois d'octobre".

Le ministre de l'Intérieur s'était montré très critique jeudi sur le rôle des juges. Aux côtés du chef du gouvernement, Brice Hortefeux a assuré vendredi être "sur la même ligne" que Michèle Alliot-Marie, qui a pris la défense des magistrats. "Je comprends ce sentiment mais avec la garde des Sceaux nous sommes tout à fait sur la même ligne et nous souhaitons encourager l'extension de la possibilité de castration chimique qui sera une bonne réponse", a-t-il tempéré.

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Le gouvernement prépare des mesures qui permettront "d'être plus efficace" pour prévenir la récidive, a affirmé vendredi le Premier ministre François Fillon, précisant qu'il ne s'interdisait "aucune réflexion" après le meurtre d'une joggeuse avoué par un récidiviste dans l'Essonne. Le débat se concentre sur la castration chimique. A l'instar de la socialiste Ségolène Royal ou de la secrétaire d'Etat chargée de la famille Nadine Morano, des voix s'élèvent pour demander l'ouverture d'une réflexion sur la question.
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2009-10-02 18:40:00