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Cagnes-sur-Mer : enquête sur le suicide d'une policière

La Direction générale de la police nationale (DGPN) a chargé l'Inspection générale (IGPN, la police des polices), d'une enquête administrative pour "faire la lumière" sur le suicide d'une policière du commissariat de Cagnes-sur-Mer" (Alpes-Maritimes), a-t-elle annoncé mardi. Il s'agira de "faire la lumière sur les raisons et les circonstances qui ont entouré le suicide de cette gardienne de la paix de 39 ans", en poste à la cellule anti-cambriolage de ce commissariat, a précisé la DGPN à l'AFP.


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La rédaction numérique de RTL
et Pierre Thébault

Cette enquête répond également aux vœux exprimés en ce sens par plusieurs syndicats de police, tels qu'Alliance police nationale et Unité police-SGP-FO, dont le premier met en avant "la gestion" de ce commissariat. La victime s'est suicidée lundi, avec son arme de service, à bord d'un véhicule de police. Elle a laissé une lettre "un peu amère dans laquelle elle évoque les réformes en cours, qui compliquent la tâche au quotidien des fonctionnaires de police", selon le procureur de la République de Grasse, Jean-Michel Cailliau, citant notamment la réforme de la garde à vue. Une "cellule de soutien psychologique a été mise en place au commissariat de Cagnes-sur-Mer, à destination de la famille, des proches et des collègues" de la victime", selon la DGPN.

Après "un pic en 1996 de 71 suicides" dans la police, leur nombre s'est stabilisé autour de 45-50 depuis, tandis que 2010 aura été l'année du plus bas nombre de suicides (30) dans cette institution, un taux "un peu plus élevé que celui de la moyenne dans la fonction publique et que la moyenne nationale", a-t-on précisé de même source. Cela s'explique "principalement par le fait d'une plus facile accessibilité aux moyens de se donner la mort, avec la possession d'une arme de service qui reste le moyen principal des suicides policiers", selon la DGPN.

A la suite d'une étude de l'Inserm, un comité central d'hygiène et de sécurité présidé par le directeur général Frédéric Péchenard, des "cellules de veille" ont été mises en place avec pour vocation de donner des réponses adaptées et individualisées aux cas particuliers d'agents en difficulté", rappelle-t-on. Elles regroupe au plan départemental tous les professionnels de soutien", ajoute la DGPN. Parallèlement, un "service de soutien psychologique opérationnel" d'une soixantaine de psychologues répartis par département avec plusieurs services en compte est disponible à tout moment". Enfin, un "travail sur la prévention des conduites addictives (alcool, stupéfiants) est mené en permanence", tandis qu'une étude de l'IGPN "est en cours sur les procédures de port et de conservation de l'arme" de service en dehors d'une période d'activité professionnelle.  

(Avec AFP)

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