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Attentat à Paris : "On a évité un carnage", dit l'un des policiers qui a neutralisé le terroriste

DOCUMENT RTL - Agent police-secours, François a fait face avec ses deux collègues à Khamzat Azimov, samedi 12 mai. Il raconte pour la première fois.

Des passants et un policier après l'agression au couteau qui s'est déroulée à Paris, le 12 mai 2018
Des passants et un policier après l'agression au couteau qui s'est déroulée à Paris, le 12 mai 2018
Crédit : Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP
DOCUMENT RTL - "On a évité un carnage". L'un des policiers qui a fait face au terroriste de l'Opéra témoigne pour la première fois
01:57
Olivier Boy & La rédaction numérique de RTL

Samedi 12 mai, il est 20h47 quand les premiers témoins de l'attentat, qui se déroule dans le quartier de l'Opéra, appellent police-secours. Cinq minutes plus tard, trois agents arrivent sur place, rue Monsigny. Khamzat Azimov a déjà poignardé ses victimes, faisant un mort et quatre blessés.

"On nous a appelé, on pensait à un déséquilibré. On ne pense pas du tout à un terroriste, on pense à un déséquilibré dangereux", témoigne François, 41 ans, agent police-secours du IIIe arrondissement de Paris et délégué Alliance Police nationale.

"Quand on est arrivé sur place, on localise tout de suite l'individu qui était à une trentaine de mètres environ devant nous. Chacun de mes collègues savait ce qu'il avait à faire. On n'a pas eu besoin de parler entre nous. On s'est positionné comme il fallait", se souvient-il. 

Khamzat Azimov "fait volte-face, il se dirige vers nous". Autour, "toute la foule se disperse pour se protéger, rentre dans les restaurants, là où ils peuvent". Le terroriste s'avance tout en criant  "Je vais vous planter, je vais vous planter. Tire ! Tire !"

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Le terroriste est tout près, à quelques mètres seulement de François et ses collègues. "On le distingue parfaitement". Pour l'arrêter, le policier tire avec son taser, mais avec une portée de seulement 3 mètres, il ne parvient pas à le toucher. "J'ai tiré un peu trop tôt, ce qui fait que le taser n'a pas fonctionné."

Avec le nombre de victimes on comprend à qui on a affaire

François agent police-secours qui a fait face à Khamzat Azimov

À ce moment-là, le policier se sent en danger. "3-4 mètres, c'est très peu. Il se précipite sur l'un de mes collègues et tente de le poignarder. C'est là qu'il tire sur l'individu à trois reprises. Là, on n'avait pas le choix", se souvient François. "J'ai eu peur pour mon collègue, qu'il se prenne un coup de couteau tout simplement." Le terroriste s'écroule finalement au 12 de la rue Monsigny.

Difficile pour les policiers de réaliser ce qui vient de se passer. "Les informations arrivent au fur et à mesure et effectivement, après, avec le nombre de victimes on comprend à qui on a affaire."

Le sentiment du devoir accompli

Agent de police-secours François, ne ne pensait pas se retrouver sur la scène d'un attentat, "pas dans ces conditions", souligne-t-il. "On sait qu'on est dans une période sensible, mais être face à face comme ça avec un terroriste. Non, on n'y pense pas". 

Le terroriste neutralisé, "on se refait la scène, c'est sûr. On se refait la scène, le scénario, ce qui aurait pu arriver. Heureusement, il n'y a pas eu de blessé chez nous. J'ai envie de dire qu'on ne ressent pas grand chose dans un premier temps. C'est après, quoi..."

Lui, estime avoir juste fait son travail. "C'est l'entourage, les autres qui vous font réaliser ce que vous avez fait, qu'on a empêché un carnage, qu'on a fait quelque chose d'important."

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