1 min de lecture Terrorisme

Attaques dans l'Aude : le cas Radouane Lakdim ne semblait plus prioritaire

L'auteur des attentats dans l'Aude, Radouane Lakdim, n'était plus un cas prioritaire pour l'état-major de sécurité du département. Il aurait même été envisagé que le nom de celui qui s'est radicalisé en 2014 ne soit plus évoqué en réunion.

Radouane Lakdim a tué quatre personnes, le 23 mars 2018
Radouane Lakdim a tué quatre personnes, le 23 mars 2018 Crédit : ERIC CABANIS / AFP
Éleonore de Marnhac
Éléonore De Marnhac
Journaliste

Une fois par semaine, l'état-major de sécurité se réunit dans chaque département sous l'égide du préfet afin de discuter des suivis de personnes radicalisées. Et dans l'Aude, le nom de Radouane Lakdim, auteur des attentats de Trèbes, revenait régulièrement, rapporte le Parisien.

Ce franco-marocain était fiché au FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste) et était ainsi "dans les radars". Toutefois, depuis peu, son cas n'était plus considéré comme prioritaire, contrairement à d’autres cibles au "profil plus inquiétant". Selon le Parisien, "il aurait même été envisagé "de manière collégiale" de ne plus évoquer son cas dans les futures réunions de coordination.

Deux condamnations

Le casier judiciaire de Radouane Lakdim contenait déjà deux condamnations. En 2011, il est condamné à un mois de prison avec sursis pour "port d'arme prohibée". En août 2016, il fait un mois de prison pour "usage de stupéfiants et refus d'obtempérer". Selon les informations de M6 infos, durant son incarcération, il aurait été un "prisonnier difficile". Sa radicalisation aurait été rapportée aux autorités pénitentiaires.

À lire aussi
Le Premier ministre australien Scott Morrison Australie
Attentat de Christchurch : le Premier ministre australien qualifie d'"ignobles" les propos d'Erdogan

Il avait attiré l'attention des autorités antiterroristes dès 2014 en partageant des idées salafistes sur les réseaux sociaux et en côtoyant des individus davantage radicalisés que lui. C'est alors l'antenne locale de la DGSI, en charge de la lutte antiterroriste qui se saisit de son dossier.

"Entre 2014 et 2016, des procédures de surveillance "plus lourdes" que celles habituellement prévues pour "le type de signaux qu’il laissait transparaître", ont été mises en œuvre, selon un bon connaisseur de l’affaire, qui évoque "toute la panoplie" des moyens de renseignement", peut-on lire dans le Parisien

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Terrorisme Trèbes Jihad
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7792775478
Attaques dans l'Aude : le cas Radouane Lakdim ne semblait plus prioritaire
Attaques dans l'Aude : le cas Radouane Lakdim ne semblait plus prioritaire
L'auteur des attentats dans l'Aude, Radouane Lakdim, n'était plus un cas prioritaire pour l'état-major de sécurité du département. Il aurait même été envisagé que le nom de celui qui s'est radicalisé en 2014 ne soit plus évoqué en réunion.
https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-divers/attaques-dans-l-aude-le-cas-lakdim-ne-semblait-plus-prioritaire-7792775478
2018-03-26 07:38:00
https://cdn-media.rtl.fr/cache/CBlJL-OF65g4dpv0vNibnQ/330v220-2/online/image/2018/0326/7792775731_radouane-lakdim-a-tue-quatre-personnes-le-23-mars-2018.jpg