1 min de lecture Justice

André Mourne, accusé d'avoir tiré sur des policiers en 2002, devant les Assises

Il a mené une double vie pendant sept ans. André Mourne est jugé depuis devant les Assises des Alpes Maritimes. Cet homme de 40 ans est soupçonné d'avoir tiré sur des policiers municipaux en 2002. Il est accusé d'avoir accompagné Pascal Payet, une figure du grand banditisme, ce qu'il nie. Après la fusillade, André Mourne avait disparu ; il s'était fait restaurateur sous un faux nom, mais il s'est rendu l'année dernière.

Le symbole de la Justice
Le symbole de la Justice Crédit : DR
Pierre Thébault Journaliste RTL

André Fabien Mourne, 40 ans, chemise estivale, tignasse blonde rejetée en arrière, a clamé d'emblée son innocence : "Je suis innocent, je n'air rien à voir avec ce qu'on me reproche".

Il est soupçonné d'avoir tiré à plusieurs reprises sur des policiers municipaux au Cannet et à Mandelieu en novembre 2002, alors qu'il se trouvait en compagnie de Pascal Payet, une figure du grand banditisme, à bord de voitures volées.

Aucun policier n'avait été blessé.

Plusieurs douilles avaient été retrouvées dans l'un des véhicules. L'un des policiers l'a formellement identifié lors de l'instruction et deux autres l'ont également reconnu mais pas de façon formelle.

Mourne nie avoir été présent ce jour-là aux côtés de Payet, lequel dément également que Mourne, à l'époque petit délinquant, condamné pour trafic de stupéfiants et escroquerie, ait été présent lors de la double fusillade.

Pascal Payet, braqueur multirécidiviste, a été condamné dans cette affaire à quinze ans de réclusion criminelle par les assises de Nice en juin 2008 alors que Mourne a été condamné par défaut à 10 ans.

Après la fusillade, André Fabien Mourne avait disparu, laissant derrière lui sa femme Nathalie et son fils Florian, entamant une cavale de sept années.

Interrogé par le présidente sur les raisons de son départ précipité, au lendemain de la fusillade, il a expliqué que depuis ses ennuis avec la justice, il était devenu la tête de turc des policiers et des gendarmes de la région: "A Mandelieu, dès qu'il y avait un chat sur la route, on disait que c'était moi".

Alors, a-t-il dit, "j'ai pris peur. Je savais que j'allais passer quatre ou cinq ans d'instruction avant de prouver mon innocence".

Après un détour par l'Italie, où il se fait faire de faux papiers, il se cache pendant quelques mois au Canada avant de refaire surface à Lyon où il devient plongeur dans un restaurant.

En 2006, sous son identité d'emprunt, André Fabien Mourne, alias David Bianci, ouvre un snack dans un village proche de Chalon-sur-Saône puis une brasserie à Chalon et enfin, en 2009, un restaurant "gastronomique" sur une péniche, avec sa nouvelle compagne, Caroline.

"Il avait un véritable charisme, il savait s'entourer de personnes d'influence", a expliqué Caroline, lors de l'instruction. Sur la péniche, la clientèle est "select" : avocats, hommes d'affaires, policiers.

"Je payais mes impôts, mon personnel. Je menais une vie normale", a expliqué André Fabien Mourne à l'audience.

Mais progressivement la façade se lézarde. Psychologiquement, Mourne, alias Fabien Bianci, ne tient plus le coup. Son fils Florian, qui l'appelle "Tonton" au téléphone, lui manque. Ses parents lui demandent de se rendre. Il se remet aux mains de la justice en février 2010.

Le procès doit durer jusqu'à mardi.

(avec AFP)

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