2 min de lecture Bernard Tapie

Affaire Tapie : "L'arbitrage est le résultat d'une manipulation" déclare Jean Peyrelevade

INVITE RTL - Jean Peyrelevade, ancien président du Crédit lyonnais, a estimé que l'arbitrage rendu en faveur de Bernard Tapie était probablement une décision venant du plus haut sommet de l'État.

Jean Peyrelevade
Jean Peyrelevade Crédit : AFP
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L'ancien président du Crédit Lyonnais entre 1993 et 2003, Jean Peyrelevade, a réagi jeudi soir au propos de Stéphane Richard, après que celui-ci a affirmé aux enquêteurs que Bernard Tapie était présent en 2007 à une réunion à l'Elysée destinée à valider la procédure d’arbitrage. "Ça prouve ce que j'ai toujours dit (…) que le principe de l'arbitrage sur une affaire de ce type est tellement contraire aux traditions républicaines et même à la loi qu'il ne pouvait être pris qu'avec un feu vert politique au plus haut niveau (…)", a-t-il expliqué au micro de RTL.

Nicolas Sarkozy, "probablement "au courant

Sur le fait de savoir si Nicolas Sarkozy était au courant et si cette réunion était à son initiative, Jean Peyrelevade a dit ne pas savoir mais affirme que ce dernier était "très probablement" au courant, avant d'ajouter : "Ma conviction est que l'arbitrage est le résultat d'une manipulation, ça me parait absolument évident."

Il y a une décision politique d'aller à l'arbitrage qui vient certainement du sommet de l'Etat

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"Il y a une décision politique d'aller à l'arbitrage qui vient certainement du sommet de l'Etat, il y a une manipulation au niveau de l'arbitrage lui-même (…) je ne sais pas qui a participé ou pas à cette manipulation mais l'enquête le dira."

Au moment de la vente d'Adidas, le Crédit Lyonnais a mis en place ce système compliqué et opaque pour sauver M. Tapie

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L'Etat a notamment confirmé qu'il demanderait une révision de cet arbitrage. "J'en suis très heureux, il était temps (…) je pense qu'il faut rappeler d'un mot d'où vient ce que je considère être comme un scandale d'Etat" a encore réagi Peyrelevade. Et d'expliquer : "La thèse des avocats de M.Tapie depuis l'origine c'est que le Crédit Lyonnais, en 1992, au moment de la vente d'Adidas, a spolié M.Tapie. Ma thèse c'est que au moment de la vente d'Adidas, le Crédit Lyonnais a mis en place ce système compliqué et opaque pour sauver M. Tapie dont les affaires étaient en état d'insolvabilité (…) on a fait ça pour lui éviter un dépôt de bilan."

Le première chose à faire est d'"annuler l'arbitrage"

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Interrogé sur le fait de savoir si Bernard Tapie devait rendre l'argent. Il notamment répondu qu'il fallait procéder par ordre. "Aujourd'hui, la première chose à faire est l'annulation de l'arbitrage dont j'espère qu'elle va se produire. Pour la suite, j'ai confiance dans ma propre thèse, je pense que la cour d'appel confirmera".

Quant à la question de savoir si Stéphane Richard peut rester à la tête d'Orange, Jean Peyrelevade estime que "c"est à lui d'en juger en conscience".

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Jean Peyrelevade, l'ancien président du Crédit lyonnais, l'invité de l'Actu, jeudi 13 juin Durée : | Date :
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