1 min de lecture Jean-Marc Ayrault

Jean-Marc Ayrault : "Je recevrai les syndicats et les organisations patronales le 29 mai"

VIDEO - Évènement politique mercredi matin sur RTL. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault est l'invitée de la "Matinale" menée par Vincent Parizot. Il a d'abord répondu aux questions d'Alain Duhamel et de Jean-Michel Aphatie. Il a annoncé qu'il recevrait le 29 mai chaque organisation syndicale et patronale séparément avec les trois ministres Michel Sapin, Marylise Lebranchu et Marisol Touraine. "Il n'est pas question de faire des shows, des sommets sociaux qui durent une heure ou deux" mais de préparer la "grande conférence sociale qui aura lieu avant le 14 juillet" sur l'emploi, les salaires, les conditions de travail, les retraites, a précisé le chef du gouvernement. Jean-Marc Ayrault a "souhaité" que le décret sur le retour à la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt soit pris "dans les trois semaines".

Jean-Marc Ayrault sur RTL le 23 mai 2012
Jean-Marc Ayrault sur RTL le 23 mai 2012 Crédit : F.BUKAJLO Abacapress / RTL
micro générique
La rédaction de RTL et Jean-Michel Aphatie

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Jean-Marc Ayrault.

Jean-Marc Ayrault : Bonjour.

Vous présentez, ce matin, en Conseil des ministres, un calendrier social. De quoi s'agit-il ?
   
Eh bien, c'est une nouvelle méthode que nous voulons mettre en œuvre. Vous savez que la démocratie sociale sera inscrite dans la réforme de la Constitution comme un élément au coeur de notre politique. Je présenterai donc au Conseil des ministres, la manière dont nous allons procéder.

Il n'est pas question de faire des shows et ce qu'on appelle le sommet social qui dure une heure ou deux où chacun s'exprime ; et on repart, il ne se passe rien. C'est une méthode qui doit s'inscrire dans la durée et que je veux préparer méticuleusement. C'est pour ça que le 29 mai, je vais recevoir avec les trois ministres : Michel Sapin, Marisol Touraine, Marilyse Lebranchu qui sont concernés, parce qu'il y a aussi la Fonction publique, chaque organisation syndicale de salariés et chaque organisation patronale représentative.

Je vais écouter attentivement la manière dont ils voient l'instauration dans la durée de ce dialogue social, de cette démocratie sociale. Ensuite, avec l'ensemble de ces organisations, il y aura une conférence de méthodes que je présiderai à Matignon et qui définira exactement comment nous allons nous y prendre pour réunir la grande conférence sociale qui aura lieu avant le 14 juillet où là seront identifiés tous les chantiers.

Bien entendu, il y a la question de l'emploi, il y a la question de la formation professionnelle, il y a la question du contrat de générations, il y a la question des salaires dont le Smic il y a la question aussi des conditions de travail, il y a la question de la retraite, il y a la question évidemment de l'égalité salariale, hommes et femmes.

Tous ces chantiers-là devront précisément faire l'objet d'une négociation en termes de méthodes et de calendriers.

Mais c'est vous qui allez décider ou vous mettez tous ces chantiers-là en discussion pour aboutir à un résultat, en coproduction avec les partenaires sociaux ?

Il y a des sujets qui feront l'objet de concertation et d'information ; d'autres qui feront l'objet de négociations de partenaires sociaux, je prends l'exemple de l'égalité salariale hommes-femmes mais avec un objectif dans le temps parce que sinon, ça ne sert à rien. On peut parler, parler, parler avec l'obligation de résultats.

Avec aussi, on mettra sur la table ce qu'on appelle les aides qui sont versées par l'Etat aux entreprises, la conditionnalité des aides, ce sera donnant-donnant. Et puis, il y aura aussi des négociations tripartites qui associeront à la fois le gouvernement, le patronat et les salariés. Je pense à la question de la compétitivité des entreprises : comment faire pour que nos entreprises soient plus compétitives et que les salariés trouvent aussi leur compte ? Quelle est la part que le gouvernement et l'Etat mettront sur la table ?

Donc, premier rendez-vous : 29 mai...

Ce n'est pas un rendez-vous ; pour une fois, c'est une grande conférence qui aura lieu à l'Elysée, qui sera ouverte par le Président de la république, conclue par le Président de la république ; mais selon l'accord qu'on passera, l'accord de méthodes qu'on passera début juin, après les rencontres bilatérales, ça pourra durer plus qu'une journée puisqu'on ouvrira des chantiers pour aboutir avec un calendrier précis.
   
Premier dossier : les retraites.

Alain Duhamel : Alors, la question du retour à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler "jeune", donc 18-19 ans, qui ont leurs 41 trimestres, etc. C'est une des plus sensibles. On ne connaît pas encore exactement très précisément...

... Non.

... Les frontières. Est-ce, par exemple, on peut imaginer de prendre en compte les trimestres correspondant soit aux périodes de chômage, soit par exemple aux majorations pour maternité ? Est-ce que ça peut être pris en compte ?

Ca peut être pris en compte ; c'est déjà pris en compte puisqu'il existe déjà des dispositions concernant ce qu'on appelle les carrières longues...

... Oui...

... Où sont pris en compte la maladie, les arrêts maladie, mais pour quatre trimestres, le service national et les congés maternité pour un temps limité, pour quatre trimestres.

Oui. Et pour mes deux exemples ?

Bon ça, ça existe déjà. Donc, nous pouvons travailler sur cette base ; et Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, va rencontrer, a commencé déjà à rencontrer d'ailleurs, les organisations syndicales pour leur dire : voilà le décret que nous présentons parce que c'est un décret, ce n'est pas une loi...
 
... Oui, oui.

Ca relève entièrement de la responsabilité du gouvernement pour que très vite, et je souhaite dans les trois semaines, l'engagement qui a été pris par le Président de la république, François Hollande, c'est-à-dire de corriger, de supprimer une injustice pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, par exemple des gens qui ont commencé à 18 ans et qui ont leurs quarante et une années de cotisations et qu'on oblige à travailler jusqu'à quarabte-trois ans de cotisations. Donc, pour que ces personnes puissent partir à la retraite.

Mais est-ce qu'on peut prendre en compte les trimestres correspondant à des périodes de chômage ?

Je viens de vous dire qu'il y a déjà une référence ; et tout ça va faire partie d'une concertation. Le gouvernement tranchera ; et je prendrai mes responsabilités au vu aussi du coût, parce que nous avons évalué dans le projet de François Hollande, le coût de cette mesure à 1 milliard d'euros ; et nous l'avons financée par une augmentation des cotisations salariales et patronales de la cotisation retraite. Donc, il faut rester dans l'épure.   Il ne s'agit pas d'augmenter le coût de cette mesure.

Alors, on va regarder ce qui rentre dans l'enveloppe et c'est à ce sujet qu'il va y avoir concertation.

Excusez-moi ! Vous dites, dans trois semaines. Vous souhaitez que ce décret soit pris avant la mi-juin ?

Je souhaite qu'au Conseil des ministres - on s'est donné un délai, il faut de la consultation, il y a aussi la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse à consulter au-delà des organisations syndicales - ; donc tout ça est en cours pour que cette mesure qui est très attendue par, je dirais, les dizaines de milliers de Français qui sont concernées, puisse être mise en œuvre très rapidement, autour de 100.000 personnes pour la première année. C'est un chiffre très important.

Dans trois semaines, dites-vous, le décret ?

Oui, c'est ce que je souhaite. C'est ce que j'ai demandé à Marisol Touraine de préparer. J'espère que nous y parviendrons parce que ce gouvernement, le gouvernement que je dirige, veut agir concrètement, c'est comme la mesure que nous allons prendre à peu près dans la même période d'augmentation de l'allocation de rentrée scolaire pour cinq millions d'enfants.

Laurence Parisot, la présidente du Medef, ce matin, lance au fond un cri d'alarme, en disant : mais en ce qui concerne les régimes complémentaires, il n'y a pas de financement prévu. Donc, en clair, ça voudrait dire : diminuer ?

Non, je pense qu'il ne faut pas dramatiser !...

... Ou augmenter les cotisations ?

Non, elle a dit qu'elle ne voulait pas ?

Ecoutez ! Nous avons pris un engagement ; c'est le Président de la République qui l'a pris, il sera tenu. Donc, ça c'est le vote des Français.
   
Mais les "complémentaires", c'est autre chose ?

Nous allons organiser cette concertation. Je recevrai le 29, je vous l'ai dit, sur l'ensemble des questions les partenaires sociaux. Donc, je recevrai aussi madame Parisot qui dira son point de vue. On est dans un dialogue, on n'est pas dans l'ignorance du point de vue des autres. Donc, j'écouterai ce que dira madame Parisot attentivement. Je comprends, ça vaut d'ailleurs pour le salaire, je comprends qu'il faut des mesures à la fois de justice, ça vaut pour le Smic parce qu'il n'y a pas eu de rattrapage depuis quatre ans, donc il faudra une mesure.

Mais en même temps, je comprends aussi les difficultés des entreprises, notamment des petites et moyennes entreprises. Il y a des difficultés dans certains secteurs particulièrement. Il faut y être attentif. Nous ferons les choses dans le dialogue, dans la concertation mais à la fois basés sur la Justice mais aussi l'esprit de responsabilité.

Sur les régimes "complémentaires", vous considérez qu'elle a raison de vous alerter ?

Je vais discuter avec elle.  Elle a raison d'alerter, c'est son devoir.  Après, la conclusion ? En tout cas, je vous le répète, c'est vrai que cet engagement sera respecté. Alors, ça ne veut pas dire qu'on aura traité la question des retraites dans son ensemble. Je renvoie à la conférence sociale ; c'est le chantier qu'il faudra ouvrir ; il y a la question de la pénibilité, du financement et ce se fera dans la négociation.

Jean-Marc Ayrault sur RTL le 23 mai 2012 (F.BUKAJLO Abacapress / RTL)
Jean-Marc Ayrault sur RTL le 23 mai 2012

Alors, sur un autre sujet, il y a ce soir un dîner très important des chefs d'Etat et de gouvernement à Bruxelles. La question qui va venir forcément, c'est : est-ce qu'on est prêt à tout quel que soit le coût pour que la Grèce reste au sein de l'euro, même si aujourd'hui, tous les partis grecs récusent le memorandum européen ?

Ecoutez, ça fait deux ans et demi que cette question de la Grèce est posée. Quand on voit que dans cette période, la richesse nationale grecque a baissé de  15%  - 15 points - c'est énorme !  Donc... Mais... Donc, il faut aider la Grèce. Et la Grèce doit aussi faire un pas, prendre sa part du chemin. Elle le prend déjà beaucoup. Pour les Grecs, c'est difficile.

Mais je pense que les réformes qui sont nécessaires, je pense à la réforme fiscale, il n'est pas normal qu'il y ait moins de rentrées fiscales en Grèce maintenant qu'il n'y en avait il y a un an ! Il n'est pas acceptable que les Grecs les plus riches soient, je dirais, épargnés par l'effort ! Il n'est pas normal que les Grecs les plus riches investissent de l'argent dans l'immobilier à Londres ou à Paris !

Donc, il y a des choses à changer en Grèce ; et en même temps, il faut aider la Grèce et c'est ce qui se fait par les engagements financiers ; mais la rencontre qui a eu lieu à Berlin entre François Hollande et madame Merkel, a posé la question d'un geste supplémentaire pour aider les Grecs à se redresser économiquement.

Donc, il y a la possibilité, je pense, par exemple, à l'utilisation des fonds structurels de façon ciblés...

... Européens, oui.

... Européens pour que l'économie reparte, parce qu'il faut donner des perspectives aux Grecs. Je crois, sincèrement, que la grande majorité du peuple grec - les enquêtes d'opinions, en tout cas, le montrent - souhaite rester dans l'euro, souhaite rester non seulement dans l'Europe, dans l'euro. Il faut donc les aider ; et là, il va y avoir un vote très important, le 17 juin, qui est le choix  des parlementaires et donc, il est important que les Grecs aient toutes les cartes en mains pour faire le choix qui sera le leur d'ancrer durablement leur pays dans l'euro et c'est aussi à nous de tendre la main, de faire les gestes nécessaires parce que la sortie de l'euro sera une catastrophe pour les Grecs aux-mêmes, d'abord pour les Grecs, et brutalement pour les Grecs.

Et puis ça peut être aussi un effet tache d'huile pour d'autres pays. Donc, c'est l'intérêt des Grecs, c'est l'intérêt des Européens que cette question soit abordée avec beaucoup d'esprit, de responsabilité, mais aussi de justice...

... C'est l'intérêt des Allemands ?

C'est l'intérêt des Allemands aussi. C'est l'intérêt de toute l'Europe.  Et donc, ces questions seront abordées en toute franchise. Elles le seront par le Président de la République, François Hollande, ce soir au dîner qui est un sommet informel - et qui n'était pas prévu - et qui a comme objet central de créer les conditions de la relance de la croissance en Europe, c'est-à-dire sortir de cette logique uniquement financière et d'austérité et qui conduit dans le mur.

Donc, celui qui a posé la question - le premier - c'est François Hollande, pendant la campagne de la Présidentielle. On disait : mais il ne pourra rien faire ! Il est à côté de la plaque ! Maintenant, tout le monde parle de la croissance, tout le monde parle de la croissance en Europe, tout le monde parle de la croissance dans le monde, c'était le cas au G8. Même la Chine dit : il faut aussi des initiatives de Croissance, donc on est bien au cœur des questions. Le Président du gouvernement italien, Mario Monti, dit : on ne peut pas continuer comme ça.

Alors, l’initiative de croissance, c'est une chose ; mais il y a aussi des déficits à traiter. Dans tous les cas de figures, même si la Croissance n'est pas autant au rendez-vous que cela avait été annoncé : en 2013, la France respectera l'engagement de réduire ses déficits à 3% du PIB ?

Nous agissons en conséquence. Nous agissons en conséquence.

Et l'objectif des 3% sera de toutes les façons respecté ?

Toutes les mesures qui sont prises, aujourd'hui, j'ai cité tout à l'heure sur la retraite, sont financés ; sont financés soit par des économies, soit par des recettes nouvelles. Donc, il ne s'agit pas de dégrader les comptes publics.

Simplement, je vais vous dire quelque chose, Jean-Michel Aphatie : je ne connais pas encore exactement la situation du pays. C'est pour cela que j'ai demandé au premier président de la Cour des Comptes de me transmettre un rapport sur l'exécution du Budget 2012, la loi de finances 2012...
   
... Vous redoutez quelque chose ?

... Et également sur les perspectives de croissance réelle, c'est-à-dire : quelle est la réalité économique, financière de notre pays ? Et au vu de ce résultat, vous me réinviterez, je vous dirais où nous en sommes ; mais en tout cas...

... Vous redoutez quelque chose dans les comptes publics ? Vous pensez qu'on vous a caché quelque chose ?

Je ne suis pas sûr qu'on  nous ait caché quelque chose ; mais il peut y avoir des impasses. Je ne fais pas de procès. La Cour des Comptes est là pour nous dire la vérité. Elle est indépendante et elle le fera.

L'objectif des 3%, vous le respecterez en tout état de cause ?

C'est ce que nous souhaitons.

D'accord.

L'objectif principal c'est aussi d'arriver à l'équilibre des comptes à la fin de la législature, à la fin du quinquennat. Donc, tout ça doit être fait ; mais en même temps, c'était clair depuis le début, c'est clair depuis toute cette campagne présidentielle : on ne redressera pas les comptes publics - c'est nécessaire, lutter contre les déficits, contre la dette parce qu'on ne peut pas vivre comme ça à crédit. Le premier budget, c'est le remboursement des intérêts d'emprunts ; et pendant ce temps-là, on ne met pas tout l'argent qu'il faudrait, par exemple, dans l'Education nationale- ; donc, on sait qu'il faut le faire.

Mais en même temps, on a dit et redit qu'on n'y arrivera pas sans croissance. Donc là, on est au cœur des questions. Il y a des initiatives françaises pour la croissance, mais on voit bien que beaucoup de choses dépendent de l'Europe, et c'est l'intérêt de cette réunion cet après midi et ce soir.

Les Français vont voter de nouveau les 10 et 17 juin pour les élections législatives. D'ici là, qui va vraiment diriger la campagne de votre camp. Est-ce que c'est vous ou est-ce que c'est Martine Aubry ?

Je reste le chef de la majorité ; personne ne conteste cela. Martine Aubry l'a encore dit, hier. Elle, elle dirige le Parti socialiste et elle va mobiliser les socialistes. Et nous avons dit et redit que c'est comme ça que les choses se feraient. Je fais deux meetings : l'un avec Martine Aubry à Nantes ; et l'autre à Lille, le 2 et le 7 juin ; et puis, elle fera des déplacements pour le Parti socialiste ; et moi en tant que Premier ministre, mais dans le cadre de la campagne, pas dans le cadre de mes fonctions gouvernementales, je vais aussi faire un certain nombre de visites de terrain.

J'irai là où c'est nécessaire, là où on peut convaincre davantage les Français qu'il faut donner au Président de la république une majorité large, une majorité cohérente, une majorité solide parce que quand je vois ce que propose comme programme l'UMP, c'est la cohabitation. La cohabitation dans la période que nous connaissons aujourd'hui serait la pire des choses.

Le Président de la République vient d'être élu ; les Français ont fait un choix. Si on veut que ses 60 propositions soient mises en œuvre, ses priorités, il lui faut une majorité parlementaire stable, solide, cohérente. Et si on veut aussi que la France soit capable de peser et on voit qu'elle  peut peser fort maintenant, notamment en Europe et dans le Monde, alors il faut qu'il dispose (le Président de la République) d'une large majorité.

Il faut une majorité absolue pour les socialistes ?

Il faut une majorité qui soit conforme aux orientations qui ont été votées par les Français, le 6 mai. Je fais confiance, moi, au bon sens des Français ; et je fais confiance au sens politique des Français qui ont été à plus de 80% votant aux élections présidentielles. C'est dire à quel point ils prennent cette élection au sérieux ; et je sais que pour eux, et beaucoup me l'ont dit, y compris des Français qui n'ont pas voté pour François Hollande au deuxième tour, ils m'ont dit : "On veut que vous réussissiez le redressement du pays dans la Justice, on veut que vous pesiez dans l'Europe pour la réorienter, on veut vous donner les moyens de réussir"..

On croit comprendre à la lecture de certains journaux - "Le Canard Enchaîné", notamment- qu'entre Martine Aubry et vous, ça ne va pas très fort ?

Vous savez, alors là, j'ai vu ça mais ça ne m'impressionne absolument pas. J'ai rencontré Martine Aubry après avoir beaucoup parlé avec elle aussi. Dès vendredi, on a déjeuné ensemble ; hier, nous étions devant les députés socialistes ; on va faire tout ce qu'il faut pour donner au Président de la République cette majorité. Le reste, ça ne m'intéresse pas ; ça ne m'impressionne pas. Et puis avec elle, j'ai des relations ; je vais vous dire : je travaille avec elle depuis plusieurs années qu'elle est première secrétaire, moi président du groupe à l'Assemblée nationale, on a travaillé en bonne intelligence.

J'ai aussi des affinités parce qu'elle est maire de Lille et moi, je vais abandonner mes fonctions de maire de Nantes ; et on a fait beaucoup de choses de même nature ; et on partage beaucoup de choses en commun ; donc, le reste ça ne m'intéresse pas.

Ce qui m'intéresse, moi, c'est la mission qu'est la mienne : c'est de réussir avec le Président de la république et le gouvernement et la Majorité parlementaire demain, le redressement du pays.

Nous retrouverons Jean Marc Ayrault dans dix minutes(Voir ici).

2012 et vous

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