1 min de lecture Silvio Berlusconi

Italie : Silvio Berlusconi a démissionné

Accueilli par les huées de la foule à son arrivée au Palais Quirinal, lieu de la présidence italienne, Silvio Berlusconi a démissionné samedi de son poste de chef du gouvernement italien. Une nouvelle accueillie par un tonnerre d'applaudissements à Rome. Après 17 ans omniprésence dans la vie politique italienne, Le "Cavaliere", 75 ans, a aussitôt quitté les lieux, contraint d'emprunter une sortie dérobée alors que des milliers de manifestants applaudissaient et faisaient sonner des cornes, en brandissant des drapeaux et en criant "bouffon, bouffon!" devant l'entrée principale du palais. Les députés italiens ont adopté définitivement samedi le train de mesures promises à l'Union européenne pour réduire la dette et relancer la croissance, ouvrant la voie à la démission du chef du gouvernement Silvio Berlusconi, privé de majorité au parlement. Il devrait être remplacé par Mario Monti, un ex-commissaire européen.

Après le Sénat vendredi, la chambre des députés italienne a adopté ce samedi en fin d'après-midi la loi de stabilité financière, étape qui a ouvert la voie à la formation d'une nouvelle équipe gouvernementale dirigée par Mario Monti.

Comme promis, Silvio Berlusconi, qui n'a pu obtenir une majorité absolue mardi, quitte le gouvernement puisque le parlement italien a entériné la loi de stabilité financière, réclamée par les partenaires européens de Rome pour rétablir la confiance des marchés dans les finances publiques de la Péninsule.

Berlusconi peiné par les  huées


Après avoir échappé aux caméras à sa sortie du Palais Chigi, M. Berlusconi a été accueilli par des sifflets et des applaudissements en arrivant à sa résidence privée, le Palais Grazioli, à quelques centaines de mètres de là et aussi lors de son arrivé au Palais  Quirinal  lui de la présidence italienne.

Il s'est arrêté quelques instants pour saluer la foule en levant les bras avant de s'engouffrer sous le porche entouré de sa garde rapprochée, laissant ses partisans inconditionnels sur leur faim.

Un Silvio Berlusconi qui s'est dit profondément peiné par les huées qui ont salué son apparition publique avant de regagner son domicile romain à l'issue de son dernier conseil des ministres, a indiqué l'agence Ansa. "C'est quelque chose qui me fait beaucoup de peine", a confié le Cavaliere à quelques dirigeants de son parti réunis à son domicile personnel avant de se rendre au palais du Quirinal, siège de la présidence de la République.

Une foule en liesse célèbre la prochaine démission de Berlusconi

"Bye bye Silvio!", "Disparais!", "Enfin!": la démission imminente de Silvio Berlusconi a été accueillie samedi soir par une foule en liesse qui s'est massée autour des sièges du pouvoir à Rome pour suivre pas à pas les ultimes étapes du président du Conseil italien sortant.

"Démission! Démission!", "Rentre chez toi!", clamaient les manifestants, dont certains brandissaient le drapeau italien, "il tricolore" (vert, blanc, rouge).

A l'issue du conseil des ministres, seul le ministre de la Justice Francesco Nitto Palma s'est aventuré devant le Palais Chigi, où il a été accueilli par les cris de "Bouffon! Bouffon!".

Les opposants de Silvio Berlusconi se sont massés devant  le palais du Quirinal pour dire "au revoir" à Silvio Berlusconi, démissionnaire de son poste de président du Conseil

Des choristes interprètent l'Alleluia devant le Parlement

Pendant ce temps, la foule se massait devant le palais du Quirinal, siège de la présidence de la République, où M. Berlusconi doit se rendre à 20h30 pour remettre sa lettre de démission au président Giorgio Napolitano.

L'ambiance est bon enfant parmi la foule, faisant davantage penser à un marché de Noël qu'à un rassemblement politique: 15 musiciens et 15 choristes -qui se sont donné rendez-vous au Quirinal sur internet- sont même venus interpréter l'"Alleluia" de Haendel pour fêter le départ du Cavaliere.

Mario Monti œuvre déjà en coulisses


Mario Monti avait rencontré pour la deuxième fois le président Giorgio Napolitano, vendredi, pour discuter du gouvernement de transition, qui pourrait prendre ses fonctions dès lundi matin.

Le chef de l'Etat privilégie, selon les médias italiens, un gouvernement "de large entente", soutenu par une ample majorité parlementaire, où siégeraient à la fois le PDL de M. Berlusconi et l'opposition de gauche et centriste, jusqu'aux législatives du printemps 2013.



Mario Monti

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