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Angela Merkel prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro

Si la Gauche radicale vennait à remettre en cause la rigueur budgétaire, Angela Merkel serait favorable à ce que la Grèce quitte la zone euro.

Angela Merkel a été réélue lors du congrès de la CDU, à Cologne, le 9 décembre 2014.
Angela Merkel a été réélue lors du congrès de la CDU, à Cologne, le 9 décembre 2014.
Crédit : SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images
La rédaction numérique de RTL & AFP

La chancelière allemande Angela Merkel est prête à laisser la Grèce sortir de la zone euro, au cas où la Gauche radicale remettrait en cause la politique de rigueur budgétaire dans ce pays, affirme ce samedi 3 janvier l'édition en ligne du Spiegel.

"Le gouvernement allemand juge quasiment inévitable une sortie (de la Grèce) de la zone euro, si le chef de l'opposition Alexis Tsipras qui dirige le gouvernement après les élections (législatives), abandonne la ligne de rigueur budgétaire et ne rembourse plus les dettes du pays", affirme le site web, en s'appuyant sur "des sources proches du gouvernement allemand".

Angela Merkel et son ministre des Finances Wolfgang Schäuble ont changé d'avis et désormais ils "jugent supportable une sortie du pays de la monnaie unique en raison des progrès accomplis par la zone euro depuis le sommet de la crise en 2012", assure le Spiegel Online.

La zone euro est plus solide

"Le risque de contagion pour d'autres pays est limité car le Portugal et l'Irlande sont considérés comme assainis. Par ailleurs, le MES (mécanisme européen de stabilité) fournit un mécanisme de sauvetage puissant et l'Union bancaire assure la sécurité des instituts de crédit", auraient encore confié les sources du journal.

À lire aussi

Le parlement grec a annoncé mercredi sa dissolution et confirmé l'organisation le 25 janvier d'élections législatives anticipées pour lesquelles la gauche radicale, Syriza, est donnée favorite dans les sondages.

Le leader de Syriza, Alexis Tsipras, veut en finir avec la politique d'austérité imposée au pays par ses créanciers internationaux en échange de quelque 240 milliards d'euros de prêts. Il souhaite aussi négocier une nouvelle restructuration de la dette publique qui plombe l'économie grecque.

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