2 min de lecture Diplomatie

Vladimir Poutine encense Donald Trump, un "homme bien élevé"

Après un bref échange entre les deux chefs d'État au cours du forum de l'Apec, le président russe a vanté les qualités de son homologue américain.

Vladimir Poutine et Donald Trump au G-20 le 7 juillet 2017
Crédit Image : Evan Vucci/AP/SIPA

Les tensions russo-américaines de ces derniers mois, sur fond de soupçons d'ingérence russe dans la dernière campagne présidentielle outre-atlantique, sembleraient presque appartenir au passé. Ce samedi 11 novembre, après un échange entre les deux hommes au cours du forum de l'Asie-Pacifique (Apec), à Danang, au Viêtnam, Vladimir Poutine a loué l'attitude de Donald Trump.

"Le comportement du président américain est extrêmement correct et bienveillant", a estimé le président de la Fédération de Russie. Et d'ajouter, alors qu'on l'interrogeait sur la manière dont le président américain salue régulièrement ses interlocuteurs avec une poignée de main franche, voire brutale, que Donald Trump "est un homme bien élevé et d'un contact agréable".

Si, par deux fois au cours de ce sommet, les deux dirigeants ont justement eu l'occasion de se serrer la main et d'échanger quelques mots, le chef d'État russe a expliqué les raisons de l'absence d'un véritable face-à-face avec son homologue américain, précisant que cela était lié "à l'agenda chargé de Donald Trump, à mon agenda à moi et à certaines formalités du protocole" et qu'il fallait n'y voir "rien de grave".

Un seul véritable entretien

"Nous avons parlé de tous les sujets que nous voulions aborder", a néanmoins assuré Vladimir Poutine, reconnaissant tout de même que "les relations entre la Russie et les Etats-Unis ne sont pas encore sorties de la crise". "Mais nous sommes prêts à tourner la page et aller de l'avant", a-t-il aussi déclaré, avant d'ajouter : "Nous voulons avoir des relations harmonieuses avec les États-Unis".

Pendant la campagne, Donald Trump a souvent couvert d'éloges le maître du Kremlin. "Nous allons avoir une formidable relation avec (Vladimir) Poutine et la Russie", allait-il répétant. Mais les soupçons de collusion entre son entourage et le Kremlin et une série de contentieux entre les deux pays, notamment sur la crise ukrainienne, ont considérablement assombri le tableau. Au bout du compte, l'ancien homme d'affaires de New York et l'ex-chef à la tête du FSB (ex-KGB) n'ont, à ce jour, eu qu'un seul véritable entretien : en Allemagne, en juillet, en marge du G20. 

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