2 min de lecture Syrie

VIDÉO - Un avion militaire russe abattu par les Turcs à la frontière syrienne

La Turquie assure que l'avion russe qu'elle a abattu ce mardi avait violé son espace aérien, tandis que Moscou affirme que son Su-24 se trouvait "exclusivement dans l'espace aérien syrien".

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Crédit Image : ALEXANDER KOTS / KOMSOMOLSKAYA PRAVDA / AFP |
Marine Cluet et AFP

La lutte contre Daesh en Syrie peut faire des dommages collatéraux. La Turquie a abattu ce mardi 24 novembre un avion militaire russe à sa frontière syrienne. Selon des sources à la présidence turque, le Su-24 russe "a été abattu conformément aux règles d'engagement après avoir violé l'espace aérien turc malgré les avertissements".

Une information que réfute le ministère russe de la Défense, selon qui l'avion de combat n'a jamais quitté l'espace aérien syrien. "Aujourd'hui, sur le territoire syrien, à cause de tirs présumés venus du sol, un avion Su-24 appartenant aux forces aériennes russes déployés en Syrie, s'est écrasé", a déclaré le ministère dans un communiqué, ajoutant qu'il "se trouvait exclusivement dans l'espace aérien syrien". Lorsqu'il a été touché par des tirs, l'appareil se trouvait à 6.000 mètres, selon le ministère russe. "Les circonstances de la chute de l'avion sont en train d'être déterminées", a-t-il ajouté. 

Selon des sources rebelles et de militants de l'opposition syrienne, l'un des pilotes auraient été tué par des forces de l'opposition qui lui ont tiré dessus après s'être éjecté de l'appareil. Le deuxième serait porté disparu selon ces mêmes sources.

Le ton monte entre Ankara et Moscou

Selon Vladimir Poutine, l'avion russe ne menaçait pas la Turquie. Lors d'une conférence de presse en présence du roi de Jordanie Abdallah II, il a expliqué que le bombardier avait été touché à un kilomètre de la frontière turque et s'était écrasé à quatre kilomètres. Le président russe a dénoncé "un coup de poignard dans le dos" et qualifié les autorités turques de "complices des terroristes". Le dirigeant a prévenu : l'action des Turcs aura "des conséquences sérieuses" sur les relations entre Moscou et Ankara. De son côté, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a assuré que la Turquie avait le "devoir" de défendre sa frontière. 

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Ce type d'incident entre Ankara et Moscou est loin d'être le premier depuis que l'armée russe a décidé de mener des raids aériens pour soutenir Bachar al-Assad, mais c'est de loin le plus grave. Le 3 octobre dernier, des chasseurs turcs avaient intercepté un avion militaire russe engagé en Syrie qui avait violé leur espace aérien et l'avaient forcé à faire demi-tour. Moscou avait alors mis en cause les "mauvaises conditions météo". L'armée turque avait également abattu le 16 octobre un drone de "fabrication russe" qui avait pénétré dans le ciel turc. Washington l'avait identifié avec quasi-certitude comme appartenant à l'aviation russe, ce que Moscou a toujours nié.

Saisie par la Turquie, l'Otan a assuré "suivre la situation de près" et être "en contact avec les autorités turques". Une réunion extraordinaire aura lieu ce mardi après-midi à 17h heure de Paris.  L'ONU devrait également avoir été saisie. 

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