1 min de lecture François Hollande

VIDEO - Hollande devant le Parlement algérien : "Je reconnais les souffrances infligées par la colonisation"

Au deuxième jour de sa visite d'Etat en Algérie, François Hollande était jeudi matin à la tribune du Parlement à Alger. Le Président français a déclaré reconnaître "les souffrances" infligées par la colonisation française au peuple algérien. "Parmi ces souffrances", il a cité "les massacres de Sétif, de Guelma, de Kherrata" qui "demeurent ancrés dans la conscience des Algériens mais aussi des Français". Le chef de l'Etat a promis d'"accueillir mieux" les Algériens demandant des visas pour se rendre en France, et de faire en sorte que les consulats français délivrent plus vite les documents. Mais il n'a pas évoqué le sort des harkis, ces supplétifs de l'armée française qui ont subi des représailles en Algérie après l'indépendance.

François Hollande devant le Parlement algérien
François Hollande devant le Parlement algérien Crédit : L'Elysée.fr
micro générique
La rédaction de RTL et Isabelle Dath

"Nous avons le respect de toutes les mémoires"

"Pendant 132 ans, l'Algérie a été soumise à un système profondément injuste et brutal", a lancé, au deuxième jour de sa visite d'Etat, le Président français aux parlementaires algériens, qui l'ont applaudi. "Ce système a un nom: c'est la colonisation et je reconnais ici les souffrances que la colonisation a infligées au peuple algérien", a-t-il poursuivi, déclenchant de nouveaux applaudissements.

"Parmi ces souffrances", il a cité "les massacres de Sétif, de Guelma, de Kherrata" qui "demeurent ancrés dans la conscience des Algériens mais aussi des Français". A Sétif, "le 8 mai 1945, le jour même ou le monde triomphait de la barbarie, la France manquait à ses valeurs universelles", a poursuivi François Hollande.

La vérité, "elle doit être dite aussi sur les conditions dans lesquelles l'Algérie s'est délivrée du système colonial, sur cette guerre qui, longtemps n'a pas dit son nom en France, la guerre d'Algérie", selon le chef de l'Etat. "Nous avons le respect de la mémoire, de toutes les mémoires", a-t-il insisté. "Nous avons ce devoir de vérité sur la violence, les injustices, les massacres, la torture".

"Connaître, établir la vérité c'est une obligation, elle lie les Algériens et les Français. C'est pourquoi il est nécessaire que les historiens aient accès aux archives", a encore déclaré François Hollande. "Une coopération dans ce domaine" doit être "engagée, poursuivie et que progressivement cette vérité puisse être connue de tous". "La paix des mémoires à laquelle j'aspire repose sur la connaissance et la divulgation de l'histoire", a-t-il dit.

La vidéo du discours de François Hollande

Le direct live

9h58 :
"La France et l'Algérie partagent des principes communs sur la crise du Sahel".

9h55 : François Hollande promet d'"accueillir mieux" les Algériens demandeurs de visas.

9h51 : "Je propose que puisse se construire une maison de l'Algérie à la Cité internationale universitaire de Paris"

9h45 : "Nous devrons coopérer dans tous les domaines économiques".

9h39 :
Le chef de l'Etat reconnaît les "souffrances" infligées à l'Algérie par la colonisation. Parmi elles, il a cité "les massacres de Sétif, de Guelma et de Kherrata" qui "demeurent ancrés dans la mémoire et dans la conscience des Algériens".

9h36 : François Hollande dénonce un régime colonial "profondément injuste, brutal".

L'Algérie et la France en chiffres
L'Algérie et la France en chiffres

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