2 min de lecture Auschwitz

VIDÉOS - Des survivants du camp d'Auschwitz se recueillent

VIDÉOS - À l'occasion du 70e anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, des anciens détenus ont déposé des fleurs devant le "mur de la mort".

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Des anciens détenus se recueillent à Auschwitz Crédit Image : AFP | Crédit Média : Damien Simonart, Juliette Collen / AFPTV / AFP | Date :
Fanny Bonjean
Fanny Bonjean
et AFP

C'est en silence que quelques dizaines de survivants se sont rendus, mardi 27 janvier, au pied du "mur de la mort", dans le camp Auschwitz I, où de nombreux déportés ont été fusillés par les nazis. Accompagnés par le président polonais Bronislaw Komorowski, ils y ont déposé des gerbes de fleurs.

" J'ai compris que si j'avais survécu, c'est qu'il y avait une raison : dire aux gens qu'il ne faut plus jamais que cela arrive", témoigne une rescapée.

À l'occasion du 70e anniversaire de la libération du camp, des chefs d'États, des survivants et leurs familles retournent à l’intérieur du camp. Tous veulent sensibiliser la population aux horreurs qui s'y sont produites pour que l'Histoire ne se répète pas.

"Je suis venu ici pour montrer à mon fils, la seconde génération, que tout ceci était vrai : les fours crématoires, les choses qu'ils (ndlr : les nazis) ont fait à l'intérieur", explique un Américain dont la famille a été tuée par les nazis. 

Quand j'ai su que j'allais à Auschwitz, je n'étais pas inquiète.

Zofia Posmysz, rescapée d'Auschwitz
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"Je n'étais pas inquiète" d'aller à Auschwitz, raconte une rescapée Crédit Image : dailymotion | Crédit Média : DAMIEN SIMONART, JULIE PACOREL-MOUTTET / AFPTV / AFP | Date :
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À Varsovie où elle habite désormais, Zofia Posmysz raconte sa réaction lorsque, enfant, elle a su qu'elle allait à Auschwitz. 

"Je n'étais pas inquiète. Je me suis dit que les interrogatoires [de la Gestapo, ndlr] seraient enfin terminés. (...) C'est dans cet état d'esprit que je suis arrivée à Auschwitz et quand j'ai vu l'inscription 'Arbeit macht frei', j'étais encore plus heureuse ! J'ai pensé que puisque le travail rend libre, alors je serai libérée parce que je n'ai commis aucun crime grave", raconte-t-elle.

Du camp, elle se souvient des cris des filles qui se jetaient sur les barbelés sous tension, des règles à suivre pour ne pas se faire remarquer et surtout de la libération. "On était habitué à être réveillées pour l'appel mais ce matin là personne ne nous a réveillées. (...) Nous sommes toutes sorties, tout le bloc, et il n'y avait plus personne, il n'y avait plus de SS. La liberté ! À ce moment, tout le monde s'est rué vers la sortie."

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