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VIDÉO - Barack Obama : ce qu'il faut retenir de sa dernière conférence de presse

ÉCLAIRAGE - Le président des États-Unis s'est exprimé pour une ultime fois face aux médias, à la Maison-Blanche.

Barack Obama lors de sa dernière conférence de presse, le 18 janvier 2017
Barack Obama lors de sa dernière conférence de presse, le 18 janvier 2017
Crédit : BRENDAN SMIALOWSKI / AFP
Philippe Corbé & La rédaction numérique de RTL & AFP

En quelque sorte, Barack Obama a fait le testament de sa présidence aux médias. Mercredi 18 janvier, dans la James S. Brady Press Briefing Room de l'aile Ouest de la Maison-Blanche, le 44e président des États-Unis a donné sa dernière conférence de presse. Et pour cet événement exceptionnel, les journalistes étaient serrés comme des sardines.

Ce n'était pas un discours d'adieux. Il l'a déjà fait en détail, chez lui à Chicago la semaine passée. Cette fois, il s'agissait d'une dernière occasion pour adresser quelques messages. Le tout à l'avant-veille de l'investiture de Donald Trump, qui intervient plus de deux mois après son élection face à Hillary Clinton.

De l'espoir pour les minorités

Barack Obama a d'abord adressé un message de satisfaction, en disant qu'il était très fier de se battre pour faire avancer le droit des Américains et des minorités. Un journaliste lui a d'ailleurs demandé s'il pensait voir, un jour, un autre président noir à sa place, au Bureau ovale. Il a alors répondu que l'Amérique serait tellement diverse dans le futur qu'on ne saura plus distinguer les origines ethniques de tel ou tel président.

Apaiser les relations avec Trump

Il y avait aussi un message d’apaisement vis-à-vis Donald Trump, qu'il a eu au téléphone mardi. Car des dizaines d'élus démocrates ont décidé de boycotter les cérémonies d'investitures, considérant que Donald Trump n'a été élu que grâce au piratage de la Russie. Barack Obama, lui a dit qu'il serait là avec son épouse pour la cérémonie. Donc pas de critique de son successeur, à qui il va rendre les clés. 

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Selon lui, même si l'élection de Donald Trump a profondément divisé les Américains, "ce n'est pas la fin du monde". "Je crois dans ce pays, dans le peuple Américain. Je crois que les gens ont plus de bon que de mauvais en eux", a-t-il déclaré. Ses derniers mots à l'Amérique étaient une expression courante : We're gonna be okay qu'on pourrait traduire par "Tout va bien se passer".

"Justice a été rendue" dans l'affaire Chelsea Manning

Barack Obama a affirmé que "justice a été rendue" dans l'affaire de Chelsea Manning, dont le président américain a commué la peine mardi 17 janvier alors que cette militaire devait purger 35 ans de prison pour avoir transmis des documents confidentiels au site WikiLeaks

"Je n'ai aucun problème à dire que justice à été rendue", a déclaré Barack Obama. Car Chelsea Manning a purgé "une dure peine de prison", "elle a été jugée (...), elle a admis sa responsabilité pour son crime, la peine qu'elle a reçue était très disproportionnée par rapport à celles d'autres lanceurs d'alerte", a-t-il ajouté, rappelant qu'il avait "commué et non annulé" la peine de Chelsea Manning. 

La militaire transsexuelle, qui s'appelait Bradley Manning au moment des faits reprochés, sera libérée le 17 mai. Elle avait été condamnée en août 2013 pour avoir transmis plus de 700.000 documents confidentiels au site WikiLeaks. La femme soldat de 29 ans, qui a purgé près de sept ans de prison, avait tenté de mettre fin à ses jours en octobre, après une première tentative de suicide en juillet. 

Des "relations constructives" avec Moscou

Le président sortant a également déclaré mercredi qu'il est dans "l'intérêt de l'Amérique" d'avoir des "relations constructives avec la Russie". Deux jours avant l'investiture de Donald Trump, qui souhaite réchauffer les relations glaciales entre la Maison-Blanche et le Kremlin, Barack Obama a toutefois assuré que cette vision s'est heurtée à une "escalade du discours anti-américain" lorsque Vladimir Poutine est revenu à la présidence russe en 2012, menant à une relation Washington-Moscou plus "antagoniste" et "difficile". 

Les remarques du président Obama interviennent sur fond de polémique aux Etats-Unis sur l'interférence, dénoncée par les services de renseignement américains, de Moscou dans la campagne présidentielle remportée par Donald Trump. La communauté du renseignement américain s'accorde à dire que Moscou, sur les ordres de Vladimir Poutine, a mené une campagne de piratages informatique pour influer sur l'issue de la présidentielle, notamment pour favoriser le milliardaire.

Le question israélo-palestinienne "explosive"

Autre source d'inquiétude du président américain : le conflit israélo-palestinien. "Je suis inquiet parce que j'estime que le statu quo est intenable, qu'il est dangereux pour Israël, mauvais pour les Palestiniens, mauvais pour la région et mauvais pour la sécurité aux Etats-Unis", a déclaré Barack Obama. Évoquant son successeur Donald Trump, qui a promis d'installer l'ambassade américaine à Jérusalem dans un geste hautement controversé, il a mis en garde contre le fait de mener des "mouvements unilatéraux soudains" dans un "environnement explosif".  

"Je ne vois pas comment ce problème peut être résolu en faisant qu'Israël demeure à la fois un État juif et démocratique", a prévenu Barack Obama. En l'absence d'un État palestinien, le président américain estime qu'Israël court le risque "d'étendre une occupation" pour finir par avoir des "millions des gens privés de droit" dans un seul État. Vilipendé par Donald Trump et le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, Barack Obama a justifié sa décision de laisser passer une résolution condamnant la colonisation au Conseil de sécurité de l'ONU par la nécessité "de tirer la sonnette d'alarme". 

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