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Attentats à Paris : le Bataclan espère rouvrir fin 2016

Les patrons de la salle parisienne visée par des djihadistes le 13 novembre ont confié au journal Le Monde qu'ils espèrent rouvrir le Bataclan à la fin de l'année prochaine.

Le Bataclan après les attentats du 13 novembre 2015.
Le Bataclan après les attentats du 13 novembre 2015.
Crédit : JACQUES DEMARTHON / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

"Il y a un désir de Bataclan et de retrouvailles. Mais ce sera un long chemin de croix." Jules Frutos a exprimé, dans Le Monde daté de jeudi 3 décembre, sa volonté de rouvrir la salle un an après les attentats du 13 novembre, qui ont fait 90 morts parmi les spectateurs du Bataclan. Une volonté partagée par Olivier Poubelle, qui dirige avec lui la salle.

Les deux hommes possèdent 30 % du Bataclan, ainsi que plusieurs autres salles à Paris. L'actionnaire majoritaire de la salle, le groupe Lagardaire, lui aussi "souhaite la réouverture". "Jules et moi dirigeons le Bataclan depuis 12 ans et nous voulons le rouvrir ensemble, avec l'équipe, qui souhaite aussi la reconstruction et dont aucun membre ne veut partir", précise Olivier Poubelle.

"Beaucoup de questions se posent"

La réouverture ne saurait se faire sans repenser la salle, son affectation, sa configuration, ses accès... "La salle sera respectée, on ne va pas la détruire", précise Jules Frutos, avant de concéder : "Mais beaucoup de questions se posent." Jules Frutos et Olivier Poubelle avaient refusé toutes les demandes d'interview à la suite des attentats. "Pour ne pas rajouter à l'horreur", expliquent-ils.

Ils sont critiques quant à l'approche des médias, réfutant le terme de "génération Bataclan". "Ca ne correspond à rien", selon Olivier Poubelle, qui rappelle qu'il "y a des profils différents, des âges différents, 17 nationalités parmi les victimes de tous les attentats. La seule chose à dire, c'est qu'une joie de vivre a été assassinée". "Génération Bataclan, c'est un copié-collé paresseux de la 'génération Charlie', un truc médiatique à la limite de l'irrespect qui vise à transformer l'événement en spectacle", s'insurge Jules Frutos.

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Deux personnes qui travaillaient pour les salles gérées par les deux hommes ont été tuées au Bataclan : une éclairagiste de la salle, Nathalie Jardin, et le responsable de la communication de La Maroquinerie, Thomas Duperron. Ils étaient au concert pour leur plaisir, tandis que "20 personnes travaillaient ce soir-là au Bataclan, et personne n'a été tué. Certains sont passés à dix centimètres de la mort", raconte Olivier Poubelle.

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