2 min de lecture Syrie

Un jihadiste français de retour de Syrie placé en garde à vue

Ce Français est soupçonné d'avoir rejoint la zone de combats jihadistes en Syrie avec sa femme japonaise radicalisée. Il avait été récemment expulsé vers le Japon.

Un jihadiste avec le drapeau de l'État islamique. (Illustration)

Un Français, soupçonné d'avoir rejoint la zone de combats jihadistes en Syrie en lien avec "une mouvance d'Al-Qaïda", a été arrêté jeudi 8 mars à l'aéroport de Roissy, a appris l'AFP de sources concordantes. "Cet homme, né en 1988, prétend s'être rendu en Syrie avec sa femme de nationalité japonaise et radicalisée, pour faire de l'humanitaire", a expliqué une source proche du dossier.

Début 2018, "le couple a réussi à quitter avec leur fille la zone des combats en traversant la frontière turco-syrienne et a obtenu d'être expulsé récemment vers le Japon". Malgré l'absence de mandat d'arrêt international français contre lui, les autorités japonaises ont décidé de l'expulser vers son pays d'origine. Sa femme et sa fille sont restées au Japon

L'homme a été placé en garde à vue jeudi 8 mars dans l'après-midi par les policiers de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle", a précisé une source judiciaire. Les enquêteurs de la DGSI le soupçonnent "d'avoir joué un rôle actif au sein d'une mouvance d'Al-Qaïda", a précisé une autre source proche du dossier. Il faisait l'objet d'un mandat de recherches émis par le parquet de Paris dans le cadre d'une enquête préliminaire. 

258 adultes revenus en France

Cette semaine, deux femmes jihadistes et cinq enfants ont été placés en garde à vue à leur retour en France, après avoir été expulsées par les autorités turques. Au total, 258 adultes et 77 mineurs sont revenus en France, après avoir rejoint la zone de combats jihadistes en Syrie et en Irak, a affirmé à l'AFP le ministère de l'Intérieur. Les "revenants" du jihad sont la hantise des autorités françaises depuis les attentats meurtriers de 2015, en partie perpétrés par des jihadistes français de retour de Syrie.

Selon le gouvernement français, environ 1.700 Français sont partis rejoindre les zones jihadistes irako-syriennes à partir de 2014. Quelque 300 jihadistes français, dont 12 femmes, ont été tués sur le théâtre irako-syrien depuis 2014, selon un bilan du ministère de l'Intérieur. 731 adultes (421 hommes et 310 femmes) et 538 enfants sont encore en zone irako-syrienne. Parmi les 538 mineurs, 52 sont âgés de plus de 13 ans.

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