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VIDÉO - Qui est le Français soupçonné d'être l'un des bourreaux de l'État islamique

Un Normand de 22 ans apparaît dans la vidéo de l'exécution de l'otage américain Peter Kassig. Devant l'horreur des images, ses proches ne comprennent pas.

Le drapeau de l'Etat Islamique, le 23 août 2013. (archives)
Le drapeau de l'Etat Islamique, le 23 août 2013. (archives)
Crédit : - / YOUTUBE / AFP
Un Français parmi les bourreaux de l'État islamique
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Un Français parmi les bourreaux de l'État islamique : ses proches ne comprennent pas
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René et Janine, des voisins de la famille de Maxime, jihadiste présumé
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Arnaud Tousch & Thomas Prouteau & Benjamin Hue

Un Français parmi les bourreaux vus sur la vidéo de décapitations diffusée dimanche par l'État islamique ?  Bernard Cazeneuve a évoqué la "très forte probabilité" de l'information, ce lundi 17 novembre. Le ministre de l'Intérieur a confirmé qu'il "pourrait s'agir de Maxime Hauchard, né en 1992 et originaire d'une localité du département de l'Eure".

Avant le patron de la Place Beauvau, plusieurs spécialistes du terrorisme et plusieurs de ses connaissances interrogées par RTL avaient reconnu et identifié le jihadiste, qui se fait appeler Abou Abdallah Al Faransi.

Maxime, ici avant son départ pour le jihad, est soupçonné d'avoir participé à l'exécution de l'otage
Maxime, ici avant son départ pour le jihad, est soupçonné d'avoir participé à l'exécution de l'otage
Crédit : DR

Sur les images de l'exécution de l'otage américain Peter Kassig et de quelques 18 soldats syriens, le jeune normand avance, le regard droit, déterminé, glaçant. Rien ne le distingue des autres. Barbe fournie, bonnet noir, uniforme sable, le Français pousse devant lui un otage et saisit un couteau. Une image terrible, à des années lumières de celle qu'il a laissée chez lui dans son village.

Ses proches ne comprennent pas

À Bosc-Roger-en-Roumois, à une demi-heure de Rouen, c'est la stupeur. Personne n'aurait imaginé que Maxime pourrait en arriver là. Encore moins ses amis. Hugo a vu la vidéo où son copain égorge un homme. Après un long silence, le regard dans le vide, l'homme accuse le coup. "Je suis très choqué. Je me demande comment on peut en arriver là, à cet âge-là".

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Comme beaucoup de ses proches ici, Hugo n'a jamais vu Maxime comme quelqu'un de radical. Il y a encore trois ans, il sortait, faisait la fête. "C'était quelqu'un de très gentil, de très joyeux. Quelqu'un qui était derrière ses copains", se souvient Geoffrey, un proche qui l'a vu changer de religion sans jamais penser un seul instant qu'il s'était radicalisé. "Il a arrêté les cours au bout d'un moment. Il s'est converti petit à petit. Il allait à la mosquée, il faisait ses prières. C'est quelqu'un qui va toujours au bout des choses, et là, il est tombé dans l'Islam". 

Converti à l'islam sur internet

Issu d'une famille sans histoire, aux racines catholiques, il avait créé en 2010 une petite société de vente de pièces détachées sur internet. C'est là, sur le web, qu'il a subitement et violemment découvert l'islam. Le basculement pourrait être un voyage en Mauritanie. Il tente alors de passer au Mali, sans succès.

En août 2013, il part au jihad. Direction la Syrie. Un an plus tard, il est membre de l'État islamique. Interrogé par BFMTV l'été dernier, il affirme s'être converti seul. Le Normand évoque des entraînements et des opérations spéciales. Il revendique son but suprême : appliquer la charia et mourir au combat. Le martyr. Mais avant cela, le jihadiste français a choisi de semer la mort. Un couteau à la main et le visage découvert.

Selon nos informations, une enquête préliminaire a été ouverte au mois d'août dernier suite à la diffusion du document de BFMTV, avant l'ouverture d'une information judiciaire le 7 novembre pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste.

Selon le spécialiste du terrorisme Jean-Charles Brisard, il pourrait y avoir un deuxième français parmi les bourreaux de la vidéo. "Des vérifications sont en cours" pour déterminer si un deuxième Français originaire d'une grande ville de province pourraient également figurer parmi les bourreaux, a déclaré une source proche des services de renseignements.

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