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Turquie : les enjeux des élections législatives du 1er novembre

ÉCLAIRAGE - Les citoyens turcs sont appelés aux urnes dans un climat de haute tension entre le gouvernement et les kurdes.

Recep Tayyip Erdogan le 30 mars 2015.
Recep Tayyip Erdogan le 30 mars 2015.
Crédit : Jure Makovec / AFP
Turquie : les enjeux des élections législatives du 1er novembre
04:05
Sina Mir & Julien Absalon

La Turquie va vivre, dimanche 1er novembre, une deuxième élection législative en moins de cinq mois. Un scrutin qui se déroule sous haute tension après la reprise du conflit kurde et, surtout, l'attentat à Ankara qui a fait 102 morts le 10 octobre dernier. Dans ce contexte, jamais la société turque n'avait semblé autant divisée et l'unité nationale s'est évaporée.

Le pays est aujourd'hui à un tournant. Il se demande notamment s'il faut rendre au président Recep Tayyip Erdogan sa majorité absolue perdue lors du précédent vote et, par la même occasion, son rêve d'une nouvelle constitution au risque de voir ce régime devenir encore plus autoritaire. Ou alors, les électeurs chercheront à tendre vers l'émergence démocratique, celle du parti d'origine kurde HDP, incarné par le charismatique Selahattin Demirtas. Une sorte de Syriza turc qui s'est imposé en juin dernier comme le nouvel arbitre au Parlement.

L'ombre de l'État islamique

Toutefois, le président Erdogan ne veut pas d'une coalition. Le "Sultan des temps modernes" a forgé son régime sur l'autoritarisme. C'est pour ça que son parti a instrumentalisé la menace d'une guerre civile entre turcs et kurdes pendant toute la campagne. "Ils ont joué sur les tensions et sur la guerre avec un discours très nationaliste, totalitariste et populaire. Ils ont créé une atmosphère de peur avec toutes les pressions sur les médias et les manifestations", analyse le politologue Ferhat Kentel.

L'Europe aura en tout cas un œil sur ces élections qui peuvent avoir une importance dans son combat face à l'État islamique. Car Erdogan s'est toujours présenté comme le dernier rempart contre le groupe terroriste. Sauf que ce rempart a cédé cet été. À chaque fois, lors de rassemblements de l'opposition, les combattants ont pu frapper sur le sol turc, comme à Ankara.

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