2 min de lecture Recep Tayyip Erdogan

Turquie : le mouvement anti-Erdogan ne faiblit pas

Des milliers de personnes sont à nouveau descendues samedi dans les rues de Turquie ignorant les appels répétés du pouvoir à l'arrêt immédiat de la contestation.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

L'opposition, parfois violente, qui ébranle depuis neuf jours la Turquie ne semble pas s'émousser. Samedi, des milliers de manifestants sont, une nouvelle fois, attendus dans les rues turques pour défier le gouvernement de Recep Tayyip Erdogan. Toujours aussi déterminés, ils occupent la place Taksim d'Istanbul et le désormais fameux parc Gezi, dont la destruction annoncée a déclenché la plus grave crise politique depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement islamo-conservateur en Turquie en 2002.

"Il y a une semaine, je n'aurais jamais pu m'imaginer en train de dormir dans les rues d'Istanbul", a confié Aleyna, une manifestante enveloppée dans sa couverture. "Maintenant je ne sais plus si je pourrais en partir". "Le Premier ministre essaie tous les jours de diviser la population", a déploré Eroy Dilek, un étudiant en génie mécanique de 21 ans, "nous reviendrons ici tous les jours jusqu'à ce qu'il démissionne".

Des signes d'apaisement ?

Les protestataires reprochent au Premier ministre, leur principale cible, son exercice autoritaire du pouvoir et l'accusent de vouloir islamiser la société turque. Critiqué dans son pays comme à l'étranger pour la brutalité avec laquelle la police a réprimé la fronde qui le vise, Recep Tayyip Erdogan a légèrement adouci vendredi le discours extrêmement ferme qu'il tient depuis plus d'une semaine contre les contestataires, souvent qualifiés de "vandales" ou d'"extrémistes".

Lors de la même conférence, le commissaire européen à l'Élargissement, Stefan Füle, a une nouvelle fois dénoncé "le recours excessif à la force" qui "n'a pas sa place dans une démocratie" et appelé le Premier ministre turc au dialogue.

"Deux poids, deux mesures"

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Piqué au vif, le Premier ministre truc a vivement réagi en dénonçant le "deux poids, deux mesures" des pays occidentaux envers son pays.
"Dans n'importe quel pays d'Europe, lorsqu'il y a une protestation violente contre un projet de démolition de ce genre, croyez-moi, ceux qui sont impliqués subissent une répression plus sévère", a-t-il lancé en citant la Grèce, la France ou l'Allemagne.

Selon le dernier bilan rendu public par le syndicat des médecins turcs, la contestation a causé la mort de deux manifestants et d'un policier et fait 4.785 blessés. New York, dimanche, des milliers de personnes sont attendues pour une manifestation en soutien au mouvement de protestation en Turquie.

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