1 min de lecture Recep Tayyip Erdogan

Turquie : Erdogan ouvert aux "exigences démocratiques"

Au huitième jour de la contestation antigouvernementale dans son pays, le Premier ministre turc s'est dit, vendredi, prêt à entendre toutes les "revendications démocratiques" et a rejeté les actions violentes.

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La rédaction numérique de RTL
et AFP

"Nous sommes contre la violence, le vandalisme et les actions qui menacent les autres au nom des libertés (...). Nous accueillons de tout cœur ceux qui viennent avec des exigences démocratiques", a affirmé Recep Tayyip Erdogan, lors d'un discours prononcé à Istanbul.
Une déclaration qui intervient après un nouveau rappel à l'ordre de l'Europe sur les violences policières et qui est perçue comme un geste d'apaisement envers les manifestants qui réclament depuis huit jours sa démission dans la rue.

Très ferme contre les "vandales et les "extrémistes" devant ses partisans lors de son retour en Turquie dans la nuit, le chef du gouvernement s'est montré un peu plus conciliant dans l'après-midi devant un forum international en se déclarant prêt à entendre toutes les "revendications démocratiques".

La pression de l'Union européenne

Juste avant qu'il ne prenne la parole, les Européens ont une nouvelle fois rappelé le dirigeant turc à ses devoirs démocratiques. "Le recours excessif à la force n'a pas sa place dans une démocratie", a lancé devant son hôte le commissaire européen à l’Élargissement Stefan Füle, en soulignant que les manifestants avaient un droit "légitime" d'exprimer leur opposition.

Le commissaire européen a également demandé une enquête "rapide et transparente" sur les violences policières. En dépit de ce rappel à l'ordre, Stefan Füle a assuré que la fronde qui agite la Turquie et les dérapages policiers n'auraient pas d'impact sur son processus d'adhésion à l'Union européenne, paralysé depuis des années.

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La chancelière allemande Angela Merkel avait elle aussi haussé le ton contre les autorités turques, insistant sur la nécessité de "discuter des problèmes avec les jeunes du pays", et exigeant qu'aucune "violence ne soit exercée contre les manifestants". Le Premier ministre turc a répondu en dénonçant le "deux poids, deux mesures" des critiques qui pleuvent sur son pays depuis le début de la contestation.

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