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Turquie : Ankara ouvre ses bases à Washington pour combattre l'État islamique

Cet accès devrait augmenter l'efficacité opérationnelle de la coalition militaire pour combattre le groupe terroriste qui sévit notamment en Irak et en Syrie.

Une capture d'écran d'une vidéo de l'État islamique à Tikrit, en Irak, en juin 2014.
Une capture d'écran d'une vidéo de l'État islamique à Tikrit, en Irak, en juin 2014.
Crédit : ISIL / AFP
AFP

La coalition internationale contre l'État islamique tente de se renforcer de plus en plus. Le dernier pas pour augmenter son efficacité : l'ouverture des bases aériennes turques aux États-Unis par Ankara, dont celle d'Incirlik, dans le sud du pays. 

"L'accès aux bases turques comme la base aérienne d'Incirlik augmentera l'efficacité opérationnelle de la coalition" militaire qui combat le groupe État islamique, a déclaré un responsable militaire américain sous couvert d'anonymat. Washington demandait depuis plusieurs mois à Ankara le droit d'utiliser cette base. 

Cet accord conclut plusieurs mois de négociations et intervient au lendemain d'un entretien téléphonique entre le président américain Barack Obama et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan. Les deux dirigeants ont évoqué mercredi une "coopération qui se poursuit et s'intensifie dans le combat contre le groupe EI, leurs efforts communs pour ramener la sécurité et la stabilité en Irak, ainsi qu'une résolution politique du conflit en Syrie", avait rapporté la Maison Blanche dans un communiqué mercredi. 

Les États-Unis et la Turquie "unis dans leur combat contre le terrorisme"

Les États-Unis et la Turquie "restent unis dans leur combat contre le terrorisme", avait ajouté l'exécutif américain. Dans un communiqué jeudi, une porte-parole du Pentagone a confirmé que les USA et la Turquie ont "décidé d'intensifier davantage (leur) coopération". 

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La Turquie est "un partenaire clé" dans la formation de rebelles syriens et a pris "des mesures importantes" pour endiguer le flot de combattants étrangers désireux de rejoindre l'EI en passant par sa frontière avec la Syrie ou l'Irak, a indiqué la porte-parole Laura Seal. 

La Turquie fait partie de la coalition militaire anti-jihadistes conduite par les États-Unis mais a, jusque-là, refusé de participer à toute action militaire. Elle a refusé d'intervenir en soutien des milices kurdes de Syrie, par crainte de voir se constituer une région autonome hostile dans le nord de ce pays. Ankara a toutefois bombardé jeudi des positions du groupe EI en Syrie en riposte à la mort d'un de ses soldats, tué par des tirs jihadistes, trois jours après un attentat suicide meurtrier attribué par Ankara au groupe extrémiste

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