3 min de lecture Turquie

Attentat à Istanbul : 39 morts lors d'une attaque à main armée dans une discothèque

39 personnes, dont 15 étrangers ont été tuées dans une attaque dans la discothèque la Reina à Istanbul, en Turquie. Le gouverneur de la ville Vasip Sahin déplore une "attaque terroriste".

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Turquie 39 morts dont 15 étrangers lors d'une attaque à main armée dans une discothèque Crédit Image : AP/SIPA | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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La rédaction de RTL et Valentine De Brye

39 personnes sont mortes selon un bilan provisoire, dans la nuit du samedi 31 décembre au dimanche 1er janvier 2017 vers 1h15, dans une attaque menée par au moins un assaillant déguisé en père Noël, dans une célèbre boite de nuit d'Istanbul, en Turquie. Le meurtrier est en fuite, il est toujours activement recherché. L'attaque a également fait 65 blessés donc 4 grièvement.

Le meurtrier a pris pour cible "la Reina", une célèbre discothèque à ciel ouvert située sur la rive européenne de la ville, à Ortaköy au bord du Bosphore. L'attaque n'a pas encore été revendiquée, mais le gouverneur de la ville Vasip Sahin a déclaré que c'était une "attaque terroriste". 

17 000 policiers déployés dans la ville

Endroit emblématique et huppé d'Istanbul, la Reina accueillait au moins 700 personnes, venues célébrer le nouvel an. La fusillade a eu lieu à seulement quelques mètres des célébrations officielles du Nouvel an. Selon le gouverneur d'Istanbul Vasip Sahin, une personne équipée d'un fusil d'assaut a ouvert le feu sur les personnes qui se trouvaient devant l'entrée de la discothèque.

Il est ensuite entré à l'intérieur de la discothèque et a tiré sur la foule, au hasard. Bilan provisoire : au moins 35 morts et plus de 40 blessés. "D'une façon sauvage et impitoyable, il a mitraillé des personnes qui étaient simplement venues célébrer le Nouvel An", a déclaré Vasip Sahin. Les autorités turques avaient pourtant déployé 17 000 policiers dans la ville. 

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Plusieurs points restent à éclaircir. D'abord, le nombre total d'assaillants n'est pas encore connu. Plusieurs médias turcs évoquent au moins un assaillant, mais plusieurs témoins assurent qu'il y avait deux tireurs. D'autres victimes présentes pendant l'attaque ont rapporté à la chaîne d'information turc NTV que certains avaient plongé dans le Bosphore pour échapper aux balles. Selon l'agence de presse Dogan, des témoins ont entendu le ou les assaillants crier en arabe. 

Plus de 60 attentats depuis l'été 2015

L'attaque de "la Reina" est la dernière d'une longue liste qui a plongé la Turquie dans l'effroi tout au long de l'année. Près de 60 attentats ont endeuillé le pays depuis l'été 2015. Une vague d'attentats qui semble ne plus se terminer, car la menace arrive de deux fronts différents. Le premier, celui du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) est une guerre interne qui oppose Ankara et les autonomistes kurdes depuis 1984. 

Deuxième front : celui de l'organisation État Islamique (EI), car la Turquie est très impliquée dans la guerre en Syrie tandis que l'organisation djihadiste est implantée dans deux états frontaliers : la Syrie et l'Irak. Membre de la coalition internationale, la Turquie est l'alliée historique des rebelles syriens et a déclenché en août une offensive dans le nord de la Syrie pour repousser les djihadistes dans le sud du pays. L'EI a plusieurs fois menacé la Turquie de représailles et le pays est devenu la cible des djihadistes. 

La menace terroriste vient donc de partout. Il y a trois semaines, un attentat revendiqué par un groupe radical kurde a fait 45 victimes à Istanbul, dont une majorité de policiers. Toujours à Istanbul, quatre touristes ont été tués et 36 personnes blessées en mars 2016 sur la célèbre avenue Istiklal, dans un attentat-suicide attribué par l'EI. Lundi 19 décembre, l'ambassadeur russe Andreï Karlov a été tué dans une galerie d'art d'Ankara par un policier turc. L'attaque n'a toujours pas été revendiquée.

Selon les dernières informations, ce dimanche 1er janvier, plusieurs blessés ont été rapidement emmenés aux urgences tandis que de nombreuses ambulances et véhicules de police étaient dépêchés sur place, selon la chaîne CNN-Türk. La Maison-Blanche a réagi en condamnant "l'horrible" attaque contre la discothèque d'Istanbul. 

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