2 min de lecture Afrique du Sud

Trierweiler et Taubira rencontrent des gays et lesbiennes sud-africains

La compagne du président de la République et la ministre de la Justice ont rencontré, ce lundi, plusieurs militants de la cause homosexuelle en Afrique du Sud.

La compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, et Gertrude Sizakele Khumalo, la femme du président sud africain, le 14 octobre 2013.
La compagne de François Hollande, Valérie Trierweiler, et Gertrude Sizakele Khumalo, la femme du président sud africain, le 14 octobre 2013. Crédit : AFP / FRED DUFOUR
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La rédaction numérique de RTL
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Le mariage gay en Afrique du Sud, "c'est magnifique sur le papier, mais la vie quotidienne n'a rien à voir avec ça..." : c'est le message adressé, ce lundi 14 octobre, par des militants homosexuels des townships sud-africains à Valérie Trierweiler, compagne du président français.

En marge de la visite d'État de François Hollande en Afrique du Sud, la first Lady française a rencontré au cours d'un déjeuner à Pretoria plusieurs de ces militants et militantes, puis un couple de lesbiennes noires. Alors que l'homosexualité est très largement acceptée dans les quartiers huppés de Johannesburg ou du Cap, majoritairement blancs, elle reste un tabou dans les townships populaires, où s'exerce la violence homophobe.

Nous ne profitons vraiment pas de ces droits et privilèges inscrits dans la Constitution.

Phindi Malaza, lesbienne sud-africaine
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Valérie Trierweiler était accompagnée pour l'occasion de la ministre française de la Justice, Christiane Taubira, qui a bataillé pour imposer en France en mai dernier le "mariage pour tous". Initialement censée avoir lieu devant la presse, l'entrevue s'est finalement déroulée à huis-clos, illustrant le caractère toujours sensible du sujet en Afrique du Sud, malgré une législation très en pointe dans la défense des droits des homosexuels.

"En tant que gays et lesbiennes vivant dans les townships, nous ne profitons vraiment pas de ces droits et privilèges inscrits dans la Constitution", se désole Phindi Malaza, lesbienne sud-africaine qui a participé à la discussion avec la compagne du président français. "La rencontre était très informelle. Nous avons échangé sur notre travail. Nous vivons dans deux contextes différents", a-t-elle juste indiqué, restant très discrète sur la teneur de leurs échanges.

La loi du "Mariage pour tous" votée en 2006

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Après les décennies de répression du régime ségrégationniste d'apartheid, la "Nouvelle Afrique du Sud" de Nelson Mandela s'est dotée en 1996 d'une Constitution garantissant un maximum de liberté individuelle, dans tous les domaines. Une loi autorisant le mariage pour tous a été votée en 2006, et les couples de même sexe peuvent sans problème adopter des enfants, ou procréer en utilisant une mère porteuse, pour les gays.

Mais la vieille culture homophobe du pays n'a pas disparu pour autant, au point que des gays et lesbiennes sont régulièrement assassinés en raison de leur mode de vie. Et les associations continuent de dénoncer les "viols correctifs", pratiqués dans les townships pour "corriger" l'homosexualité féminine. En juin dernier, l'assassinat de Duduzile Zozo, une lesbienne de 26 ans retrouvée à demi-nue avec un manche à balai planté dans le vagin, avait ému quelques jours les médias, avant que l'histoire ne soit oubliée.

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