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Tirs dans un Thalys : Chris Norman ne se sent pas "un héros"

Passager du Thalys qui a contribué à neutraliser le tireur vendredi, Chris Norman (à droite) ne pense pas être le héros de l'histoire.

Trois des personnes qui ont aidé à neutraliser le tireur du Thalys le 21 août 2015. Chris Norman à droite de la photo.
Trois des personnes qui ont aidé à neutraliser le tireur du Thalys le 21 août 2015. Chris Norman à droite de la photo.
Crédit : AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Il est l'un des hommes qui a reçu une médaille pour "saluer sa solidarité", des mains du maire d'Arras. Chris Norman a aidé les militaires américains et le passager français à neutraliser le tireur qui a attaqué un Thalys vendredi soir.

Après son audition au commissariat de Arras, le Britannique a déclaré aux médias : "Je ne me sens pas un héros. Si héros il y a, c'est Alek et Spencer. Sans lui (Spencer Stone), on serait tous morts", a déclaré à la presse Chris Norman. "On a tous eu énormément de chance".

S'exprimant devant une trentaine de journalistes, l'homme était toujours vêtu de ses habits de la veille, tâchés de sang. Plus tôt, il avait déclaré que sa chemise était maculée du sang de Spencer Stone et de celui de l'assaillant. Il a déclaré aux médias : "Je me suis dit que notre seule chance de survivre était d'agir ensemble."

Chris Norman ne veut surtout pas récolter les mérites de cette intervention commune, pour lui, Spencer Stone a tenu un rôle essentiel dans le dénouement. "C'est lui qui a maîtrisé le terroriste, le prenant au cou", a-t-il raconté, mimant le geste. Alex Skarlatos, autre jeune militaire américain, a lui "essayé de prendre les armes" de l'assaillant, pendant que lui-même a "pris son bras droit" et qu'un "conducteur au repos" de la SNCF, assis "juste derrière" lui, "lui prenait le bras gauche. Blessé par le tireur armé aussi d'un cutter, Spencer Stone avait au moins "trois entailles dans le cou, il avait presque perdu son pouce et malgré tout, c'est lui qui a été capable d'arrêter le bain de sang qui commençait" a poursuivi Chris Norman.

Cela aurait pu être un vrai carnage

Chris Norman, un des héros du Thalys
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Consultant britannique de 62 ans vivant dans le sud de la France, Chris Norman voyageait dans le même wagon que les militaires américains. Il concède qu'il a peut-être donné un coup de main mais reste persuadé que sans le courage des jeunes hommes, la situation aurait été catastrophique. "Je suis intervenu à la fin et j'imagine que j'ai aidé à neutraliser le type", a raconté Chris Norman sur CNN. "Cela aurait pu être un vrai carnage. Sans aucun doute."

Le héros a ajouté que "le forcené a commencé à sortir tout son arsenal puis il est allé du wagon 13 au 12. Je ne sais pas pourquoi il n'a pas réussi à tirer mais je pense que (c'est) parce que son arme s'est enrayée". Un témoignage recueilli vendredi soir auprès d'un passager par l'AFP faisait déjà état d'un bruit étrange émanant du mitrailleur de l'agresseur.

Chris Norman a terminé son allocution face aux médias en disant: "Tout ce que je veux faire, c'est rentrer à la maison et passer du temps avec ma famille".

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