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Tensions interethniques dans les rues de Moscou

Mercredi, environ 800 personnes ont été interpellées par la police à Moscou afin d'éviter des heurts entre jeunes nationalistes et Caucasiens. La capitale russe vit une flambée de violence depuis la mort il y a dix jours, d'un supporter du Spartak abattu au cours d'une rixe entre jeunes Russes et Caucasiens. Samedi déjà, une rassemblement à côté du Kremlin de supporters et de militants néo-nazis avait violemment dégénéré.

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La rédaction de RTL et Madeleine Leroyer

"Environ 800 personnes ont été interpellées dans toute la ville", a déclaré dans la soirée le porte-parole de la police moscovite, Viktor Birioukov.
"Quelque 3.000 policiers sont déployés dans la ville pour assurer le maintien de l'ordre. La situation s'est normalisée et est totalement sous le contrôle des forces de l'ordre", avait-il déclaré plus tôt.
Le porte-parole a précisé qu'un tiers des effectifs étaient déployés dans le quartier de la gare de Kiev, dans le centre-ville, des sites internet ayant relayé depuis le début de la semaine des appels de personnes originaires du Caucase, région majoritairement musulmane du sud-ouest de la Russie, à se rassembler à cet endroit.
Les forces de l'ordre craignaient des affrontements entre Caucasiens et jeunes nationalistes. Mardi, un mouvement d'extrême droite a appelé les hommes russes à ne sortir de chez eux mercredi que s'ils étaient armés, et invité femmes, vieillards et enfants à rester chez eux.

Selon des journalistes de l'AFP, la grande majorité des personnes interpellées sont originaires du Caucase.
Près de la gare de Kiev, des dizaines de jeunes, dont de nombreux adolescents de 13-15 ans, présents au sein d'un groupe de 200-300 personnes ont été interpellés par la police après avoir scandé "La Russie aux Russes !" et fait le salut nazi.
Des dizaines de policiers ont en outre bloqué dans la soirée l'accès à la place Rouge et à celle du Manège, qui encadrent le Kremlin. C'est dans ce quartier que de graves heurts avaient opposé samedi la police à des milliers de nationalistes et de supporteurs de football.
Cependant, seuls quelques accrochages ont été signalés, aucun incident d'ampleur n'ayant été mentionné. Des pistolets tirant des balles en caoutchouc, des armes blanches et des armes à décharge électrique ont été saisis.
Le président Dmitri Medvedev, qui avait dénoncé des "pogroms" après les affrontements, a jugé mercredi que les syndicats russes devaient faire pression sur les employeurs pour qu'ils privilégient les travailleurs russes par rapport aux immigrés.

(Source AFP)

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