1 min de lecture Syrie

Syrie : une technologie française au service de Bachar Al-Assad ?

La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'homme (LDH) déposent mercredi auprès du parquet de Paris une dénonciation portant sur des soupçons de "participation d'entreprises françaises aux opérations de répression réalisées par le régime de Bachar Al-Assad à l'encontre du peuple syrien". Joint par RTL, l'avocat de Qosmos a affirmé que la société n'avait "absolument rien à se reprocher (...) Qosmos n'a jamais vendu de matériel à la Syrie, et toute allégation en ce sens est fausse et procède du dénigrement".

Me Emmanuel Daoud, avocat de la LDH et FIDH
Me Emmanuel Daoud, avocat de la LDH et FIDH Crédit : AFP / Stéphane de Sakutin
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La rédaction numérique de RTL
et Julien Dumond

Un "commerce avec le diable" ?

En ligne de mire des deux organisations, la société Qosmos, soupçonnée d'avoir participé à un consortium prévoyant la vente de matériel d'espionnage au régime syrien. Des logiciels permettant notamment l'interception de communications internet, "facilitant ainsi l'identification de dissidents" écrivent les avocats de la FIDH et de la LDH.

La société en question a assuré s'être désengagée du consortium. "On ne peut pas se satisfaire d'une déclaration d'intention, estiment les avocats, le parquet à l'opportunité des poursuites, nous ne comprendrions pas qu'il ne cherche pas à vérifier si une société française a bel et bien vendu ce type de matériel à une régime condamné de tout temps pour ses atteintes aux droits de l'homme".

L'avocat de la LDH et de la FIDH, Emmanuel Daoud, a été joint par Julien Dumond pour RTL. "Nous savons qu'il y a une assistance technique qui a été apportée par la société Qosmos, en dépit des dénégations qui sont les siennes, dans le cadre d'une vente de matériel de télécommunication qui a permis de surveiller le réseau internet syrien. Ces sociétés ne peuvent pas ignorer qu'elles commercent avec le diable, des régimes dictatoriaux qui oppriment les populations civiles. Il faut que les pouvoirs publics, que l'Union européenne, règlementent la commercialisation de ce type de matériel parce qu'on ne peut pas impunément vendre du matériel qui va servir à réprimer, oppresser des populations. C'est impossible. Nous ne pouvons pas l'admettre", a-t-il réagi.

Qosmos "n'a rien à se reprocher"

Qosmos "n'a absolument rien à se reprocher", a réagi mercredi son avocat. "Nous apprenons qu'une plainte a été déposée, nous n'avons pas eu entre les mains une copie de la plainte. La société n'a absolument rien à se reprocher et attend sereinement tous les actes d'enquête", a affirmé Me Benoît Chabert.

En mai dernier, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire contre la société Amésys, soupçonnée, elle, d'avoir vendu du matériel d'espionnage au régime libyen de Mouammar Kadhafi.

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