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Syrie : une petite fille raconte sur Twitter son quotidien sous les bombes

Bana, une fillette syrienne de 7 ans, témoigne de l'enfer à Alep sur son compte Twitter.

Bana Al-Abed lit pour oublier les bombes d'Alep
Bana Al-Abed lit pour oublier les bombes d'Alep
Philippe Peyre
Philippe Peyre

"J'ai besoin de paix", nous dit Bana Al-Abed, 7 ans, dans son premier message sur le compte Twitter que sa mère a ouvert pour témoigner de leur quotidien sous les bombes. Car Bana habite Alep, une ville assiégée qui vit depuis des mois au rythme des bombardements du régime syrien, soutenus par la Russie.

"Bonjour, je suis Bana, une petite fille de 7 ans qui vit à Alep. Moi et ma maman voulons témoigner à propos des bombardements ici. Merci". Voilà ce qu'on peut lire dans la description du compte Twitter ouvert le 24 septembre. Nul besoin de défiler bien loin dans sa timeline pour se rendre compte de l'horreur que vit cette petite fille dont les messages contiennent pratiquement tous les mots "bombes", "guerre", "peur", "danger" ou encore "fatigue". Chaque jour, la maman de Bana envoie un message sur le réseau social simplement pour informer les 59.000 abonnés du compte que sa fille et ses frères et sœurs sont toujours en vie. 

"Bonjour, nous sommes toujours vivants mais attendez-vous que nous soyons morts comme ces maisons voisines qui sont bombardés actuellement ?", se demande Bana.

"Bon après-midi d'#Alep, je lis pour oublier la guerre", nous raconte Bana, qui apparaît la mine fatiguée. Dans cette vidéo, elle raconte que, malgré qu'une bombe qui est tombée juste à côté de sa maison, elle est toujours vivante : "C'est un miracle, nous sommes saufs". 

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"Alep est une super ville mais nous avons besoin de paix. J'ai envie de vivre comme un enfant mais, à la place, je suis stressée".

Le Monde rapporte que c'est à la suite des questions de sa fille qui lui demandait "Pourquoi personne ne nous aide ?" que Fatemah Al-Abed a pris la décision d'ouvrir un compte sur Twitter pour témoigner de ce qu'ils vivent au quotidien. Elle a également confié au journal britannique le Guardian que la guerre a déjà profondément marqué sa fille : "Elle est renfermée et distraite : quatre heures de sommeil par nuit est un miracle pour elle sous les bombes. Elle veut sortir et aller à l’école, mais ne peut pas faire grand-chose à part rester à la maison et colorier ou jouer avec les enfants des voisins".

La petite Bana lance régulièrement des messages destinés au monde entier pour que quelqu'un lui vienne en aide. Elle interpelle directement Bachar Al-Assad, le président syrien et Vladimir Poutine, le dirigeant russe et les somme d'arrêter le massacre.  

Plus tard, Bana se voit enseignante. Elle demande la paix pour pouvoir continuer de rêver au sujet de son avenir : "S'il vous plaît arrêtez de nous tuer nous avons besoin de paix. J'ai besoin de paix pour devenir professeure plus tard".

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