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Syrie : Poutine ordonne une "trêve humanitaire" quotidienne dans la Ghouta orientale

La trêve humanitaire sera instaurée à partir du 27 février de 9 heures à 14 heures pour, selon le ministre russe de la Défense, "éviter les pertes parmi les civils de la Ghouta orientale".

Un homme porte deux enfants après des bombardements à Douma, dans la région de la Ghouta en Syrie
Crédit Image : Hamza Al-Ajweh / AFP

Vladimir Poutine a ordonné l'instauration à partir de mardi 27 février d'une "trêve humanitaire" quotidienne dans la Ghouta orientale en Syrie, fief rebelle qui fait l'objet d'une offensive meurtrière du régime, a indiqué lundi le ministre russe de la Défense.

"Sur ordre du président russe et dans le but d'éviter les pertes parmi les civils de la Ghouta orientale, une trêve humanitaire quotidienne sera instaurée à partir du 27 février de 9 heures à 14 heures", a indiqué le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, cité dans un communiqué.

Selon lui, des "couloirs humanitaires" seront mis en place pour permettre l'évacuation des civils. "Leurs coordonnées sont prêtes et seront rendues publiques bientôt", a-t-il précisé.

Cette mesure intervient après l'adoption à l'unanimité samedi par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une résolution réclamant "sans délai" un cessez-le-feu humanitaire d'un mois en Syrie, alors que plus de 550 civils ont été tués en huit jours de frappes du régime syrien sur le fief rebelle, situé près de Damas.

Ce texte a nécessité plus de quinze jours de négociations pour obtenir l'assentiment de la Russie, alliée indéfectible du régime de Bachar al-Assad.

Un précédent à Alep en 2016

Les raids aériens et frappes d'artillerie du régime sur la Ghouta orientale ont continué lundi même s'ils semblent avoir baissé d'intensité, faisant 17 morts parmi les civils selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Moscou avait déjà instauré une trêve unilatérale à Alep en 2016 pour permettre l'évacuation des civils et le retrait des combattants, avant que le régime ne reprenne entièrement le contrôle de la ville.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a accusé lundi les rebelles de la Ghouta orientale de "tenir la population locale en otage", qualifiant la situation autour du fief rebelle de "très tendue". 

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