2 min de lecture ONU

Syrie : les experts de l'ONU ont trouvé des "preuves flagrantes" de gaz sarin

Les experts de l'ONU envoyés en Syrie ont relevé des preuves d'utilisation de gaz sarin, considéré comme une arme de destruction massive par les Nations unies.

Des experts de l'ONU à la Ghouta le 28 août 2013.
Des experts de l'ONU à la Ghouta le 28 août 2013. Crédit : MOHAMED ABDULLAH / AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Les Nations unies ont commencé à publier leurs conclusions concernant le massacre du 21 août, près de Damas. Les experts dépêchés sur place ont relevé des "preuves flagrantes et convaincantes" de l'utilisation de gaz sarin.

La première page du rapport établi par l'ONU ajoute que des armes chimiques ont été utilisées "sur une échelle relativement grande" au cours du conflit syrien "contre des civils y compris des enfants". Le document précise que l'attaque du 21 août, qui a fait plus de 1.400 morts selon Washington, a été perpétrée à l'aide de "roquettes sol-sol contenant du gaz sarin".

Le rapport doit être présenté ce lundi 16 septembre par Ban Ki-moon aux ambassadeurs des 15 pays membres du Conseil de sécurité. Le secrétaire général de l'ONU avait estimé vendredi 13 qu'il confirmerait "de manière accablante" l'utilisation d'armes chimiques. Mais il ne désignera pas directement les responsables de cette utilisation, car le mandat des enquêteurs ne prévoit pas qu'ils puissent se prononcer sur ce point.

La France et les États-Unis pour une résolution du Conseil de sécurité "forte et contraignante"

Les pays occidentaux accusent le régime syrien d'avoir mené l'attaque du 21 août et treize autres attaques à l'arme chimique depuis le début de la guerre en Syrie en mars 2011. Moscou de son côté a toujours cherché à dédouaner son allié syrien et a accusé les rebelles d'avoir fomenté des attaques chimiques pour faire accuser Damas et provoquer une frappe militaire occidentale.

À lire aussi
Secrétaire général de l'ONU (Organisation des nations unies), le 3 novembre 2019 climat
Taxe carbone : António Guterres favorable à cette taxe ou à des "mécanismes similaires"

La perspective d'une telle frappe est désormais écartée, à court terme au moins, depuis qu'Américains et Russes se sont mis d'accord, le week-end dernier à Genève, sur un plan de démantèlement des armes chimiques syriennes, que Damas a accepté. Washington, Londres et Paris entendent néanmoins se servir du rapport des enquêteurs de l'ONU pour maintenir la pression sur le régime de Bachar al-Assad, afin qu'il respecte à la lettre ses engagements de démanteler son arsenal chimique, alors que Moscou rejette toute menace d'action militaire contre son allié syrien.

Les chefs de la diplomatie de la France, des États-Unis et du Royaume-Uni, réunis à Paris, se sont prononcés ce lundi 16 septembre pour encadrer le plan de désarmement chimique dans une résolution du Conseil de sécurité "forte et contraignante" à l'égard de Damas. La Russie a de son côté averti qu'une résolution prévoyant des menaces contre la Syrie saboterait les perspectives d'un règlement négocié en Syrie.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
ONU Info International
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants