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Syrie : Laurent Fabius appelle à "sauver Alep" des jihadistes

Le chef de la diplomatie français a appelé la coalition internationale à se mobiliser pour Alep, deuxième ville syrienne menacée par le régime et les jihadistes de l'État islamique.

Laurent Fabius, ici à Berlin le 15 octobre 2014. (archives)
Laurent Fabius, ici à Berlin le 15 octobre 2014. (archives)
Crédit : AFP / TOBIAS SCHWARZ
La rédaction numérique de RTL & AFP

"Après Kobané, il faut sauver Alep". Dans une tribune publiée simultaément dans Le Figarole Washington Post et le journal pan-arabe Al Hayat, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius lance un appel à la coalition internationale contre les jihadistes de l'État islamique.

"Alep fait face aujourd'hui à la menace d'être prise en tenailles entre les barils d'explosifs du régime (syrien) et les égorgeurs de Daech (acronyme arabe de l'Etat islamique)", indique Laurent Fabius. Deuxième ville de Syrie, Alep est divisée depuis juillet 2012 entre secteurs loyalistes dans l'ouest et secteurs Est, tenus par les rebelles.

"Bachar al-Assad et Daech sont les deux faces d'une même barbarie" visant à "anéantir l'opposition modérée" syrienne. "Abandonner Alep, ce serait condamner 300.000 hommes, femmes et enfants, à une alternative terrible : siège meurtrier sous les bombes du régime ou barbarie des terroristes de Daech", écrit-il.

Soutenir l'opposition modérée

"La France ne peut se résoudre ni à la fragmentation de la Syrie, ni à l'abandon des Aleppins à un sort atroce. C'est pourquoi, avec nos partenaires de la coalition, nous devons porter nos efforts sur Alep. Avec deux objectifs clairs : renforcer notre soutien à l'opposition modérée syrienne et protéger la population civile des crimes jumeaux du régime et de Daech. Après Kobané, il faut sauver Alep", conclut Laurent Fabius.

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La France participe aux frappes contre l'Etat islamique en Irak, mais pas en Syrie, où interviennent militairement les Etats-Unis et des pays arabes. La stratégie française est de soutenir l'opposition syrienne modérée, sans participer aux frappes qui, selon elle, pourraient renforcer le régime du président Bachar al-Assad.

Alep, ville clé pour François Hollande

Vendredi 31 octobre à Paris, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait vivement reproché à la coalition internationale luttant contre l'offensive des jihadistes du groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak de concentrer ses bombardements sur la ville syrienne de Kobané. Le président français François Hollande avait alors affirmé que pour la France "la ville qui est clé parmi toutes, c'est en ce moment Alep".

Kobané, la ville kurde du Nord de la Syrie, résiste depuis la mi septembre à l'offensive des jihadistes, appuyée par des frappes de la coalition et des renforts de Kurdes irakiens.

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